Stocker les données sur un diamant ? Une nouvelle technique révolutionnaire

Stocker les données sur un diamant ? Une nouvelle technique révolutionnaire

Le diamant, cette pierre précieuse star de la bijouterie, possède de nombreuses autres applications. Durable, résistant et possédant un indice élevé de réfraction, cette gemme est aussi très utilisée dans le secteur industriel. Ce minéral multifonctionnel vient de trouver un autre cas d’usage, le stockage de données, une technique révolutionnaire développée par des chercheurs américains. 

Améliorer la capacité de stockage de données optiques

Des chercheurs physiciens de City College de New York (CCNY) ont développé une technique susceptible d’améliorer la capacité de stockage de données optiques en exploitant les propriétés du diamant. La recherche, intitulée « Stockage de données optiques réversibles en dessous de la limite de diffraction », a été publiée dans la revue scientifique Nature Nanotechnology.

La nouvelle technique permet de multiplexer le stockage dans le domaine spectral, permettant ainsi le stockage de plusieurs images sur une même zone du diamant (des points microscopique). Dans leur rapport de recherche, les scientifiques expliquent que l’approche contourne la limite de diffraction en exploitant les légers changements de couleur entre les centres de couleur.

Les chercheurs étudient plus précisément des sous-ensembles d’atomes au même endroit, mais à des fréquences différentes pour imprimer plusieurs images au même endroit. Cela signifie qu’il sera possible de stocker de nombreuses images différentes sur une même zone du diamant (des points microscopique) en utilisant un laser d’une couleur légèrement différente.

Stocker des données sur le diamant : focus sur les « centres de couleur »

La recherche, dirigée par Richard G. Monge et Tom Delord (ils sont membre du groupe de travail de Meriles Lab du département des Science du CCNY), s’est concentrée sur les « centres de couleur » trouvés dans les diamants et les matériaux associés. Ce sont  essentiellement des défauts atomiques absorbant la lumière.

« Ce que nous avons fait, c’est contrôler très précisément la charge électrique de ces centres de couleur à l’aide d’un laser à bande étroite et de conditions cryogéniques. Cette nouvelle approche nous a permis d’écrire et de lire de minuscules morceaux de données à un niveau beaucoup plus fin qu’auparavant, jusqu’à un seul atome », explique Delord.

Lors de tests, l’équipe a démontré que la technique pouvait imprimer 12 images différentes au même endroit à différentes fréquences, atteignant une densité de données de 25 Go par pouce carré (6,4 cm²). À titre de comparaison, c’est la quantité qu’un disque Blu-Ray monocouche standard contient sur toute sa surface. En prime, cette technique est réversible, de sorte que les données peuvent être écrites, effacées et réécrites autant de fois que nécessaire, conclut Monge.

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