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Sélection naturelle : cette découverte change tout ce qu’on pensait sur l’évolution

Des biologistes ont récemment bouleversé un des faits scientifiques les plus connus. Selon leur étude, la sélection naturelle peut ralentir l’évolution. Une recherche intéressante, qui attire déjà la curiosité de la communauté scientifique.

L’évolution des espèces a toujours provoqué une diversité génétique dans la population. Au fil du temps, des individus ont tendance à adapter leurs caractéristiques à leur environnement. L’objectif est de survivre malgré les conditions du milieu. C’est la sélection naturelle. Pourtant, des biologistes ont réussi à prouver une autre théorie. Selon eux, ce phénomène peut aussi ralentir l’évolution d’une espérée définie.

Une question de plantes

« La sélection naturelle nous a donné une grande partie de cette diversité, probablement la majeure partie. Mais la sélection naturelle peut aussi provoquer des similitudes” Jeff Conner, chercheur principal, Michigan State University. Cette déclaration annonce déjà la particularité de l’étude.

L’équipe, composée de chercheurs américains et chinois, a alors analysé des radis sauvages. Ces plantes, connues sous le nom scientifique de Raphanus raphanistrum, avaient des organes reproducteurs de mêmes longueurs. Mais actuellement, certaines espèces ont deux étamines courtes, et quatre longues. 

Et c’est un phénomène un peu particulier. Contrairement à l’évolution des espèces, ces plantes ont stabilisé certains de leurs traits génétiques. Ces particularités ont été gardées sur plusieurs générations. C’est ce que les scientifiques appellent la « contrainte ».

« Notre travail inverse un peu le scénario. Nous suggérons que la sélection peut également ralentir les choses, qu’elle peut provoquer des similitudes ainsi que des différences” Jeff Conner.

Une étude sur six générations de radis

Pour prouver leur théorie, les chercheurs ont étudié 3437 plants de radis sauvages, répartis sur 6 générations. Ils ont procédé à des mesures précises pour déterminer l’évolution de ces cultures. Ces spécialistes ont alors expérimenté un frein à la sélection naturelle, qui n’est autre que la contrainte.

« Notre travail inverse un peu le scénario. Nous suggérons que la sélection peut également ralentir les choses, qu’elle peut provoquer des similitudes ainsi que des différences ». Jeff Conner.

Ce procédé est appelé la sélection artificielle. Les longueurs des étamines ont été réduites de 30 % avec cette expérience. La conclusion est donc unanime : il est possible que la sélection garde des traits génétiques primitifs chez certaines espèces.

« Cette famille de plante a conservé ce caractère de quatre longueurs et deux courtes pendant 50 millions d’années, et nous pouvons éliminer un tiers de la différence en cinq générations, ce qui correspondrait à cinq ans. Je suppose que si nous continuons, nous reviendrons à six étamines de même longueur ».

À noter que l’étude est déjà publiée dans la revue New Phytologist. L’équipe de Jeff Conner attend actuellement les critiques de leurs pairs. 

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