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« Nous venons tous d’Afrique » : la théorie gauchiste réfutée par cette découverte

Le fossile d’un crâne d’hominidé découvert en Turquie remet en question la théorie selon laquelle l’humain serait apparu en Afrique. En réalité, nos ancêtres les plus lointains seraient nés en Europe et y auraient évolué pendant 5 millions d’années avant de finalement se déplacer par-delà la Méditerranée…

C’est une phrase toute faite que les électeurs de gauche adorent ressasser à chaque occasion : « l’Afrique est le berceau de l’humanité, donc nous sommes tous des immigrés africains ».

Une façon habile et expéditive de nier l’existence d’une identité française ou européenne, et de justifier l’immigration africaine immodérée dans nos contrées.

Jusqu’à présent, cette théorie était communément acceptée par la science faute d’alternatives crédibles. Toutefois, ce que la plupart des gauchistes ne semblent pas comprendre, c’est que la science n’est pas figée (contrairement à leurs convictions politiques).

Or, le fossile d’un crâne d’hominidé Anadoluvius turkae nouvellement découvert en Turquie dans la région de l’Anatolie centrale vient de totalement remettre en question cette hypothèse.

Déterré sur le site d’excavation Çorakyerler près de Çankırı , ce vestige de 8,7 millions d’années renforce l’idée que les ancêtres des singes et humains africains ont en réalité d’abord évolué en Europe avant de migrer en Afrique, il y a environ 7 à 9 millions d’années.

Les analyses démontrent que les singes fossiles méditerranéens sont très divers, et font partie de la première radiation connue des premiers hominidés : le groupe incluant les singes africains (chimpanzés, bonobos et gorilles), les humains et leurs ancêtres fossiles.

Selon David Begun, professeur au Département d’Anthropologie à la Faculté des Arts & Sciences de l’Université de Toronto et directeur de l’étude, « nos découvertes suggèrent que les hominidés ont non seulement évolué en Europe centrale et occidentale, mais ont passé plus de 5 millions d’années à y évoluer ».

Ce n’est qu’après cette longue période qu’ils se seraient finalement dispersés en Afrique. Il s’agit probablement d’une conséquence des changements environnementaux et de la diminution des forêts.

En effet, « les membres de cette radiation à laquelle appartient Anadoluvius sont actuellement identifiés seulement en Europe et Anatolie ».

Ce fossile très bien conservé remet nos origines en doute

fossile crane

Ces conclusions sont basées sur l’analyse d’un crâne partiel extrêmement bien conservé découvert en 2015, qui inclut la plupart de la structure faciale et la partie frontale de la boîte crânienne.

Comme l’explique Begun, « le fait que ce fossile soit complet nous a permis de faire une analyse approfondie et détaillée en utilisant de nombreux caractères et attributs codés dans un programme conçu pour calculer les relations évolutionnaires ».

En effet, « le visage est majoritairement complet, après application de l’imagerie miroir. La nouvelle partie est le front, avec des os préservés sur la couronne autour du crâne. Les fossiles précédemment décrits n’avaient pas autant de boîte crânienne ».

Toujours d’après les chercheurs, Anadoluvius faisait à peu près la taille d’un large chimpanzé mâle de 50 à 60 kilogrammes. C’est très gros pour un chimpanzé, et pratiquement la taille d’une femelle gorille qui pèse en général 75 à 80 kilogrammes.

Il vivait dans un environnement de forêt sèche, et passait probablement une grande partie de son temps sur le sol.

Tout l’écosystème africain s’est déplacé depuis l’Europe

 

Les chercheurs ajoutent que « nous n’avons pas d’os de membres, mais à en juger par ses mâchoires et ses dents, les animaux trouvés à ses côtés et les indicateurs géologiques de l’environnement, Anadoluvius vivait probablement dans des conditions relativement ouvertes, contrairement aux forêts de grands singes ».

De fait, « cela ressemble davantage à ce que nous pensions être l’environnement des premiers humains en Afrique ».

En outre, « les mâchoires puissantes et les grandes dents épaisses et émaillées suggèrent un régime comprenant des aliments durs ou coriaces provenant de sources terrestres, telles que des racines et des rhizomes ».

excavation fossile

Les animaux qui vivaient avec Anadoluvius sont ceux qu’on associe communément avec les prairies et forêts sèches africaines d’aujourd’hui : girafes, phacochères, rhinocéros, antilopes, zèbres, éléphants, porcs-épics, hyènes, lions…

Ainsi, les recherches indiquent que la communauté écologique s’est dispersée en Afrique depuis la méditerranée orientale il y a environ 8 millions d’années.

Le professeur Sevim Erol de l’Université d’Ankara, co-auteur de l’étude, explique que « l’origine de la faune africaine moderne issue des zones ouvertes de la Méditerranée orientale est connue depuis longtemps, et nous pouvons désormais ajouter à la liste des participants les ancêtres des singes et des humains africains ».

Non, l’Afrique n’est pas le berceau de l’humanité

Ces découvertes établissent Anadoluvius turkae comme une branche de l’arbre évolutionnaire qui a donné naissance aux chimpanzés, bonobos, gorilles et humains. Bien que ces singes n’existent aujourd’hui qu’en Afrique, tout comme les premiers humains connus, les scientifiques concluent que leurs ancêtres proviennent d’Europe et de Méditerranée orientale.

L’Andoluvius et d’autres singes fossiles comme Ouranopithecus de Grèce et Greacopithecus de Bulgarie forment un groupe qui se rapproche sur de nombreux détails anatomiques et écologiques des premiers humains ou hominidés connus.

Les nouveaux fossiles sont les spécimens les mieux préservés de ce groupe et fournissent la preuve la plus solide à ce jour qu’il est apparu en Europe avant de se disperser en Afrique.

En outre, l’analyse détaillée de l’étude révèle que les singes des Balkans et d’Anatolie ont évolué à partir de leurs ancêtres en Europe centrale et occidentale.

Grâce à ces données plus complètes, l’étude délivre des preuves que ces autres singes étaient aussi hominidés. Cela signifie qu’il est plus probable que tout le groupe ait évolué et se soit diversifié en Europe.

fossile turquie

Cette hypothèse est plus crédible que le scénario alternatif dans lequel des branches de singes séparés se sont déplacées plus tôt indépendamment en Europe depuis l’Afrique sur plusieurs millions d’années avant de s’éteindre.

En effet, Begun précise : « il n’y a pas de preuve de la seconde, mais elle reste la proposition favorite parmi ceux qui n’acceptent pas l’hypothèse d’une origine européenne ».

Pourtant, « ces découvertes contrastent avec la vision de longue date que les singes et humains africains ont évolué exclusivement en Afrique ».

Car « tandis que les restes d’hominidés précoces abondent en Europe et Anatolie, ils étaient complètement absents d’Afrique jusqu’à ce que les premiers hominidés apparaissent, il y a environ sept millions d’années ».

Ainsi, « ces nouveaux indices soutiennent l’hypothèse que les hominidés sont apparus en Europe et se sont dispersés en Afrique aux côtés d’autres mammifères il y a sept à neuf millions d’années, même s’ils ne le prouvent pas complètement ».

Pour une preuve irréfutable, les chercheurs estiment que nous aurons besoin de trouver davantage de fossiles issus d’Europe et d’Afrique datés de cette époque pour établir une connexion définitive entre les deux groupes…

Vous pouvez consulter l’étude complète publiée dans le journal Communications Biology, et partager votre avis en commentaire !

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10 commentaires

10 Commentaires

  1. Revoila notre fasciste en herbe, qui utilise un site qui n’a rien à avoir avec la politique pour faire son discours d’extreme droite …. Bastien on t’a reconnu. Rien que le titre est ridicule et putaclic.

    Tu es à la science ce que la purée est au cerveau.

  2. Un rédacteur en totale roue libre…

    Le traitement du sujet pouvait largement se passer de ce genre de commentaires qui ne relèvent en rien de l’analyse mais plutôt de l’opinion politique et qui sont hors sujet en l’occurrence.

    Sur le fond, Anadoluvius turkae est certes probablement un ancêtre d’homo sapiens mais n’est pas homo sapiens sapiens lui même. Quelques 6 ou 7 millions d’années les separe. A ce compte là, on peut aussi dire que l’humanité n’est pas née en Afrique mais dans l’océan.

  3. Hahahaha, mdr

    Tout ça pour ça ? Tout comme les américains ne sont pas les indiens mais les colons blancs?

    N’importe quoi !

  4. Sauf que… la lignée homo commence il y a moins de 3 millions d’années avec homo habilis et sapiens, notre espèce, depuis moins de 500.000.
    Et quand vous voyez les reconstitutions d’un habilis, vous voyez que vous êtes loin de voir un homme moderne.

  5. Ça n’a rien à voir avec la gauche ou la droite. Article ridicule. Attaquez le gauche pour ce qu’elle fait de mal et pour lesquels il y a un enjeu. Il n’y a aucun enjeu à savoir que des ancêtres d’il y a 5 millions d’années, soit 4 millions d’années avant l’apparition du genre Homo (et c’était Homo Habilis, pas un animal qui ressemblait à toi, ton frère et ta sœur), furent originaires d’Europe ou d’Asie ou d’Antarctique. Si on pousse la logique au bout, l’homme ne provient même pas de la Terre puisque les poussières galactiques dont nous sommes faits proviennent d’un système solaire sans planètes qui avant d’ailleurs n’était même pas un système solaire, etc. Laissez les paléontologues faire de la paléontologie et cantonnez vous à la politique : l’organisation des pouvoirs.

  6. Une révélation : le crâne fossilisé aurait aussi présenté une mèche de cheveux noirs lui balayant le front et une petite moustache sur la lèvre supérieure !
    On recherche activement lMaxes os de son bras, qui sembleraient présenter des traces de rigidité donnant à penser que son propriétaire avait l’habitude de le tendre à vers le haut, à 45 degrés, devant lui….

  7. La tournure de cet article est ridicule.
    Peu importe notre origine. Ca ne confirme en rien des idées de gauche ou de droite…
    On est originaire d’un endroit sur Terre, maintenant on vit partout sur Terre.
    Donc on doit dire quoi maintenant? Que les africains sont en fait des européens qui ont migré? Ca change quoi?

    A priori mélanger la science aux idées d’extrême droite, ça ne marche pas vraiment.

  8. Nous sommes tous des immigrés trucs alors !

    Tout mon amour au primate qui a écrit cela, il en manque ❤️

  9. « théorie gauchiste » LOL !
    Non, c’est juste une théorie SCIENTIFIQUE, abruti.
    Peut-être qu’elle est remise en cause par une autre théorie SCIENTIFIQUE, peut-être même que tu en parles HONNÊTEMENT dans ton article, mais c’est dommage tu t’es disqualifié tout seul comme un grand dès le titre par un parti-pris politique qui n’a rien à voir avec le sujet, et donc on n’a pas envie de lire l’article, c’est ballot.

  10. Une bien belle occasion pour certains ici de faire évoluer leurs convictions politiques non figées : il n’y a donc pas d’immigration en Europe mais le retour au bercail d’expatriés.
    Tout va bien pour les gauchistes, merci de nous en avoir éclairé.

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