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Google Cloud Summit : L’IA et le Cloud pour le secteur financier

Le 18 juin se tenait le Google Cloud Summit parisien. L’occasion pour le troisième fournisseur de Cloud mondial de réaffirmer son engagement sur le marché français. Les dirigeants de la firme souhaitent en premier lieu séduire le secteur de la finance.

Hier se tenait la troisième édition du Google Cloud Summit en France. Le salon consacré au fournisseur et à ses partenaires a commencé par un keynote d’ouverture animée par Eric Haddad, Directeur général France, et Thomas Kurian, CEO de Google Cloud.

Tous deux ont réaffirmé l’engagement de l’entreprise en France. Eric Haddad a promis que sa division allait doubler ses effectifs d’ici à la fin de l’année 2020. Thomas Kurian l’a soutenu en ce sens en assurant que Google Cloud France a connu la même croissance en 2019. Il a aussi rappelé les investissements du géant dans les centres de données : 47 milliards de dollars en trois ans dans 21 régions.Toutes les deux semaines, nous ouvrons un data center. Au total, cela représente 20 tours Eiffel d’acier”, affirme le CEO.

Seulement, cela ne concerne pas la France. Le géant du Cloud ne dispose pas de centre de données dans l’Hexagone et selon Eric Haddad, “il n’y a pas besoin d’un Data Center en France pour respecter le règlement européen”. En revanche, la firme engage 600 millions d’euros pour en construire un en Belgique.

Google Cloud Summit : attirer les grands groupes

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Non, le sujet principal en France pour Google Cloud est d’attirer des grands groupes. La société a commencé par des partenariats avec les distributeurs comme Carrefour. Par ailleurs, elle a fêté sur scène un an de partenariat avec le spécialiste des hypermarchés. Il s’agit de les accompagner dans leur transformation numérique. C’est également le cas pour Sanofi qui a annoncé la création d’un laboratoire d’innovations afin de faire évoluer sa manière d’adresser le marché de la santé. Le groupe pharmaceutique veut migrer 60 % de ses actifs informatiques dans le Cloud public.

Sur scène, Carrefour, Sanofi et Amadeus s’exprimaient. Auprès des journalistes, les dirigeants ont principalement évoqué le secteur financier. Google Cloud qui travaille déjà avec HSBC, JP Morgan et la Macif, veut attirer davantage de clients spécialistes de la banque et de l’assurance.

Pour cela, elle a rappelé son engagement dans le respect du GDPR et de la protection des données de ses clients auxquelles elle n’a pas accès. Un son de cloche bien différent de celui entendu par le grand public. “Nous investissons massivement dans la sécurité de nos infrastructures”, déclare Ulku Rowe, Directrice du secteur finance et assurance de Google.

Le multi-Cloud et l’IA au service de la finance

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Les différents intervenants sur scène ou en coulisse ont également présenté les outils capables de répondre aux problématiques de ce secteur. À commencer par Anthos. Cette plateforme Cloud hybride et multi-Cloud présenté au début du mois d’avril 2019. Bâtie sur les fondations du Google Kubernetes Engine, elle permet de connecter des conteneurs “on premice” à des instances sur le Cloud. L’on peut migrer les données ou encore déployer des microservices sur de multiples nuages comme celui d’IBM ou d’AWS.

Lors du Google Cloud Summit, l’un des ingénieurs à montrer qu’avec une interface visuelle et une ou deux lignes de code, il est possible de gérer un service de paiement sur un site Web d’e-commerce. De même, Cloud Data Fusion,bientôt amélioré par Looker, facilite l’intégration des données et leur visualisation. L’outil AutoML Tables permet l’entraînement d’algorithmes de machine learning capable de prédire des baisses de production, des problèmes de livraisons, des taux d’attrition, etc. Il faut pour cela appliquer le modèle sur BigQuery.

Selon Ulku Rowe, Google Cloud est en retard dans le secteur bancaire par rapport aux autres fournisseurs “parce qu’il a fallu respecter des règles complexes et changeantes suivant les pays”. Cependant, la directrice estime que la firme a un rôle important à jouer dans ce domaine. “Nos clients commencent par migrer leurs plateformes numériques, plateformes data, leurs systèmes de support clients, leurs applications mobiles et l’intégration de l’Intelligence artificielle dans leur back-office”. Certains utilisent le Natural Language Processing pour faciliter le travail des analystes financiers.

Google Cloud Summit : une vitrine de la « conduite du changement »

Cette tendance, Bastien Legras, Directeur technique Google Cloud France, l’a remarque également. “Les DSI des banques épluchent l’IT et mettent les couches hautes dans le Cloud”. En revanche, les mainframes restent sur site. Cela demande de réécrire du code et des systèmes parfois anciens. Selon lui, l’intégration de Looker associé à l’utilisation de BigQuery va faciliter la lutte antifraude. Les entreprises viendront à ces services par “effet boule de neige”.

Selon Ulku Rowe, “le Cloud est composant technologique qui transforme l’économie”. Au Google Cloud Summit, la société misait donc sur ses programmes à la conduite du changement pour attirer de nouveaux clients en provenance des banques et autres. Elle veut prouver à ces acteurs que le Cloud, le Big Data et l’IA vont améliorer leurs bénéfices tout en modifiant la culture d’entreprise.

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