Génétique : l'humain bientôt immortel grâce à ce rat-taupe nu

Génétique : l’humain bientôt immortel grâce à ce rat-taupe nu ?

D'après les chercheurs, il y aurait un autre moyen à part la fontaine de jouvence pour que l'humain devienne immortel. La solution repose cependant sur la génétique d'un rat-taupe nu.

Les chercheurs viennent d'élucider le mystère derrière la longévité de cette espèce. Récemment, on a découvert que le gène de ce petit rongeur est composé d'acide hyaluronique de haut poids moléculaire, une abondance de HMW-HA en d'autres termes. En transférant ce gène à des souris, les chercheurs ont réussi à augmenter l'espérance de vie du cobaye. Espérons que l'expérience sera avantageuse pour l'homme et que l'humain sera bientôt immortel grâce à ce rat-taupe nu.

Le secret de l'anti-vieillissement chez le rat-taupe nu

Cela fait plus d'une vingtaine d'années que les chercheurs ont cherché à découvrir le secret du mécanisme biologique des rats-taupes nus. Leur précédente recherche ont montré ce que l'on appelle inhibition précoce du contact. Il s'agit d'un mécanisme anticancéreux représenté par un flux abondant de HMW-HA, dont le poids dépasse les 6,1 mégadaltons. À titre d'information, c'est ce composé que l'on trouve généralement dans les produits cosmétiques anti-âge.

Cependant, les HMW-Ha des rats-taupes nu possèdent des caractéristiques régénératrices et des propriétés cytoprotectrices remarquables. Comparé à celle des humains et des souris, l'expression du gène hyaluronane du rongeur est largement élevée.

Première expérience sur les souris avant d'appliquer les résultats sur l'humain

Les tissus en question démontrent une réduction d'activité des hyaluronidases. C'est-à-dire les enzymes responsables de la désintégration des longues chaînes de HMW-HA. Par conséquent, les tissus du rat-taupe nu possèdent une concentration d'environ 10 fois supérieure en HMW-HA par rapport à celle observée chez les humains et les souris.

Les scientifiques ont alors entrepris de déterminer si les avantages observés chez les rats-taupes nus pourraient être appliqués aux souris en leur introduisant la version HAS2 spécifique à ces rats-taupes. Vera Gorbunova explique : « notre étude démontre le concept selon lequel les mécanismes uniques de longévité qui ont évolué chez les espèces de mammifères à longue durée de vie pourraient être transférés afin d'améliorer la durée de vie d'autres mammifères ».

l'humain bientôt immortel grâce à cette protection anticancéreuse ?

Les chercheurs ont altéré génétiquement des souris pour qu'elles expriment le gène HAS2 des rats-taupes nus (nmr HAS2). Ils ont utilisé un promoteur CAG, qui induit une forte expression génique, pour améliorer l'expression du gène. Par conséquent, étant donné que chez les rats-taupes nus, l'accumulation d'HMW-HA ne débute qu'après la naissance, on a dû réguler temporairement l'expression de nmr HAS2 après le transfert.

L'analyse a montré que les souris qui expriment nmr HAS2 ont pu profiter d'une meilleure protection contre les tumeurs spontanées. Mais aussi contre un cancer de la peau qu'on a dû induire chimiquement. En outre, elles affichaient un meilleur état de santé global et une durée de vie plus longue. Cela par rapport aux groupes témoins composés de souris normales, avec une augmentation notable de 4,4 %. Ce bienfait pour la santé semblait découler d'une réduction de l'inflammation, potentiellement induite par un effet immunomodulateur direct, ainsi que de l'amélioration de la fonction de la barrière intestinale.

Ces résultats sont confirmés par le fait que les souris présentaient moins d'altérations fonctionnelles naturellement liées au processus de vieillissement. Ces avantages comprennent notamment une inflammation réduite dans divers types de tissus. Mais aussi une intégrité accrue de la barrière intestinale et une composition plus saine du microbiote intestinal. L'accumulation d'HMW-HA avait également pour effet d'atténuer les réponses immunitaires anormales au niveau tissulaire.

Plus que quelques années avant que l'humain ne devienne immortel

Toujours selon Vera Gorbunova, il leur a fallu 10 ans entre la découverte de l'HMW-HA chez le rat-taupe nu et la démonstration de son effet bénéfique sur la santé des souris. « La prochaine étape de l'expérience consiste à appliquer ces résultats aux êtres humains », a-t-elle ajouté.

À ce titre, on a le choix entre deux stratégies. La première : ralentir la dégradation de l'HMW-HA ou améliorer sa synthèse. Gorbunova et son équipe ont déjà identifié des composés potentiellement prometteurs pour la première stratégie. Ces derniers sont actuellement soumis à des essais précliniques. On peut donc s'attendre à ce que l'humain soit immortel d'ici quelques années.

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