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Ouf, l’IA ne va pas vous remplacer : le vrai coût pour les patrons révélé par le MIT

Le grand remplacement du travail humain par l’IA ? Ce n’est pas pour tout de suite ! C’est ce que révèle une étude menée par le MIT, démontrant que le coût des outils d’automatisation demeure à l’heure actuelle plus élevé que le salaire versé aux travailleurs humains… mais pour combien de temps ?

Face à l’essor de l’intelligence artificielle et des outils comme ChatGPT, de nombreux travailleurs redoutent d’être remplacés par la machine et de se retrouver au chômage sans possibilité de retrouver un emploi.

Jusqu’à présent, les prédictions des experts étaient en effet inquiétantes. Le Forum Économique Mondial estime que l’IA va supprimer 83 millions d’emplois, Goldman Sachs s’attend à 300 millions de postes remplacés, et le FMI évoque l’automatisation de 60% des métiers.

Cette technologie offre en effet d’incroyables possibilités d’automatisation, notamment par sa capacité à générer tout type de texte, d’images, à réaliser des calculs, à produire du code informatique et même bientôt à faire des tâches manuelles grâce à l’émergence des robots humanoïdes.

Toutefois, une nouvelle étude rassurante suggère que l’économie n’est pas encore prête pour que les robots prennent la place des humains. Selon cette recherche publiée le 22 janvier 2024 par le MIT, il est probable que le marché du travail adopte l’IA beaucoup plus lentement que prévu.

L’objectif des chercheurs du Computer Science and Artificial Intelligence Lab était de vérifier dans quelle mesure l’IA va automatiser le travail humain, et surtout quand.

Ils ont découvert que pour la grande majorité des métiers précédemment identifiés comme menacés, l’automatisation ne serait pas bénéfique pour les employeurs à l’heure actuelle.

L’une des découvertes clés est que les robots coûteraient moins cher que les salaires versés aux employés humains pour seulement 23% de ces métiers.

Il est probable que les choses évoluent à mesure que la technologie s’améliore, mais pour le moment, l’IA va prendre du temps pour bouleverser le monde du travail.

L’IA peut faire votre travail, mais coûte plus cher que votre salaire

Selon Neil Thompson, directeur de la recherche en technologie future au MIT et auteur de l’étude, « dans beaucoup de cas, les humains sont la façon la plus économique et la moins coûteuse de faire le travail à l’heure actuelle ».

Il ajoute que « ce que nous voyons est que même s’il y a beaucoup de potentiel pour que l’IA remplace des tâches, ça ne va pas arriver immédiatement. C’est vraiment important de penser aux conséquences économiques de l’implémentation de ces systèmes ».

À travers cette étude, Thompson et son équipe ont analysé la grande majorité des emplois qui ont été précédemment identifiés comme « exposés » à l’IA ou risquant de disparaître à cause de cette technologie. Tout particulièrement dans le domaine de la vision par ordinateur (Computer Vision).

Ils ont ensuite inspecté les salaires versés aux travailleurs exerçant ces métiers, et calculer combien coûterait leur remplacement par un outil automatisé.

Par exemple, un travailleur dans un hypermarché peut être responsable de vérifier visuellement l’inventaire ou de s’assurer que les prix affichés sur les différents articles sont exacts.

Certes, une machine entraînée à la vision par ordinateur peut techniquement se charger de cette tâche. Cependant, à ce stade, il reste plus économique pour un employeur de payer un humain pour le faire.

D’après Thompson, c’est « la raison pour laquelle l’IA n’a pas été déployée partout immédiatement ». Et à ses yeux, « ça rappelle des choses que nous avons vues avec d’autres technologies ».

Les révolutions industrielles n’ont pas lieu du jour au lendemain

Les précédentes révolutions industrielles et technologiques, comme l’économie de fabrication remplaçant l’économie agricole, ont en effet également été progressives.

C’est un point très positif, car cela va offrir du temps aux travailleurs, aux employeurs et aux législateurs pour se préparer et s’adapter aux changements qui arrivent.

La semaine dernière, la directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a appelé les gouvernements à créer des « filets de sécurité sociale » ou des programmes de formation pour contrer l’impact de ce bouleversement lié à l’IA.

Grâce à cette nouvelle étude du MIT, les législateurs savent désormais le temps qui leur est imparti pour penser à l’avenir et concevoir des solutions pour minimiser les perturbations.

Comme le souligne l’auteur, « l’étude nous donne la capacité de commencer à mieux quantifier à quelle vitesse le remplacement des travailleurs va survenir. Et cela va permettre aux gens de commencer à construire des plans plus concrets en termes de formations qui doivent être effectuées ».

Notre avis ? Vous devriez malgré tout penser au futur, car la technologie évolue à un rythme effréné. D’ici quelques mois, il est tout à fait possible qu’on assiste à l’apparition d’une « IA générale » beaucoup plus performante et polyvalente, et par conséquent moins coûteuse pour les employeurs

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