IBM : des spéculations sur son cloud depuis l’accord avec AWS

La question se pose depuis l’annonce d’un accord de coopération stratégique avec AWS par IBM. Que prévoit IBM ?

Les spéculations fusent, car les deux entreprises, IBM et AWS, auraient récemment signé un accord de collaboration dit stratégique. Cependant, la logique des choses est un peu difficile à comprendre. AWS excelle dans le cloud computing, IBM y est particulièrement étranger, même s’il veut le faire croire depuis 10 ans.

AWS domine sur le cloud

Dans l’univers du cloud, la domination d’AWS n’est plus une nouvelle pour tout le monde. Dell et Hewlett Packard avaient essayé au début de lancer leur propre cloud sur OpenStack. Malheureusement, cette entreprise n’a pas duré longtemps et a pris fin à cause du coût d’investissement trop lourd. Il aurait fallu prendre part à la bataille des entreprises cloud depuis le début, on ne peut pas prendre ce train en marche.

La tentative de Rackspace Hosting de créer un cloud est également tombée à l’eau, il a préféré se ranger pour revendre du matériel AWS. VMware, dans le même élan, voulait créer des data centers définis par logiciels sur ESXi. Ce plan échouant, la société a finalement signé un accord avec AWS pour l’exécution du cloud VMware sur AWS bare metal. IBM, comme les exemples précités, gardait aussi le souhait de devenir un géant du cloud public. Cet espoir s’est manifesté par l’acquisition de SoftLayer en 2013 d’une valeur de 2 milliards de dollars. Cependant, comme tous les autres, cela a échoué.

IBM au cœur des actions collaboratrices

Les inquiétudes d’IBM se résument à la peur qu’OpenShift puisse s’exécuter sans problème sur le cloud d’AWS. Concernant l’accord signé, IBM et AWS investissent parallèlement pour l’adoption des logiciels d’IBM sur AWS. Il n’y également pas de doutes qu’OpenShift ainsi que d’autres applications et outils d’IBM sont intégrés dans cet accord. On citera notamment API Connect, Db2, Observability by Instana APM, Maximo Application Suite et Security ReaQta. D’autres s’ajouteront à cette liste sur AWS Marketplace. Tout cela apparaîtra sur CloudFormation d’AWS et Terrafor pour une exécution au sein des conteneurs. IBM semble ravi de détenir 10000 certifications AWS en son sein, et à pourvoir au profit de son rival.

Il n’est donc pas étonnant qu’IBM s’approprie encore SoftLayer. Néanmoins, sa revente reste discutable, Microsoft, AWS et Google ne sont pas intéressés et il ne pourra être vendu à Alibaba, Baidu ou Tencent. D’autre part, ce qui est intéressant, c’est qu’apparemment, IBM n’aurait pas subi des pressions provenant d’entreprises d’hébergement et d’externalisation d’applications avec Kyndril.

Des voix provenant de Big Blue gardent espoir sur la possibilité pour IBM de développer son propre cloud. La suite des évènements dira ce qui en est. Pour l’instant, IBM placerason fer Power Systems ailleurs avec une possibilité de paiement par abonnement. Pour consolider son cloud hybride même s’il ne rivalise pas avec les autres géants du cloud.

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