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Microsoft repêche son Data Center et annonce le futur du stockage de données

Deux ans après la submersion de son Data Center dans l’eau de mer des des Orkney Isles, en Écosse, Microsoft vient de le  » repêcher « . Cette expérience menée dans le cadre du Projet Natick est un franc-succès, et le géant de Redmond compte poursuivre dans cette voie pour un Cloud plus respectueux de l’environnement…

A l’ère du Cloud et du Big Data, les Data Centers sont devenus indispensables. Cependant, ces centres de données consomment beaucoup d’énergie. Le refroidissement des serveurs, notamment, est nécessaire et peut vite représenter un fléau pour la planète.

Afin de refroidir leurs serveurs de façon écologique, les fournisseurs de Cloud expérimentent différentes méthodes. Celle de Microsoft est sans doute l’une des plus radicales, puisqu’elle consiste à submerger les centres de données dans une mer glaciale.

À l’évidence, cette approche présente des risques évidents. Il n’est pas possible d’assurer la maintenance de ces centres au quotidien, et ils doivent donc être extrêmement fiables.

Néanmoins, leur exploitation coûte moins cher puisqu’il n’y a pas de loyer à payer. Nul besoin non plus de rechercher un local commercial et d’effectuer une longue procédure pour l’acquérir. De plus, l’eau de mer permet de refroidir les serveurs automatiquement de manière gratuite et écologique.

À travers le Projet Natick, lancé il y a deux ans, Microsoft explore la possibilité de déployer des pods de serveurs scellés sous l’eau plutôt que sur la terre ferme. Le premier pod, Leona Philpot, fut submergé en 2016.

Un second pod dénommé  » Northern Isles «  fut déployé sous les eaux des Orkney Isles, dans l’enceinte de l’European Marine Energy Centre, en 2018. Il est construit par le sous-traitant Naval Group, spécialisé dans la défense et l’énergie renouvelable, avec le soutien des ingénieurs de Green Marine.

L’expérience Projet Natick de Microsoft se ponctue par un succès

Deux ans plus tard, Microsoft vient de  » repêcher  » ce deuxième pod de 12 mètres de long abritant 12 racks pour un total de 864 serveurs. Le pod était recouvert d’algues et d’anémones, mais l’expérience est un réel succès…

Les machines ont tenu sur la durée, et même mieux que prévu. À la grande surprise des chercheurs, les serveurs de ce centre de données ont présenté un taux de panne huit fois moins élevé que celui de serveurs similaires dans un Data Center plus traditionnel.

Selon les chercheurs, ceci s’explique par la présence de nitrogène induit dans l’atmosphère du pod afin son immersion. Sans oxygène ni humidité, les techniciens humains ne peuvent intervenir, mais le risque de corruption chimique des composants est extrêmement réduit.

Ce succès démontre que des Data Centers plus écologiques sont possibles. Au-delà du refroidissement, l’alimentation du Northern Isles est elle aussi plus verte puisque le réseau électrique des Orkney Islands est alimenté à 100% par l’énergie solaire ou éolienne.

En conclusion, le Projet Natick est un véritable succès. À l’avenir, Microsoft envisage de déployer davantage de Data Centers sous-marins. Le futur du Cloud Computing pourrait bien résider sous l’océan