fantôme vert

Fantôme vert qui vole au-dessus des nuages : le mystère enfin résolu

Un phénomène qui dure moins d’une seconde, mais qui intrigue les scientifiques. En effet, le fantôme vert a toujours été un mystère pour ces spécialistes. Mais ils ont enfin trouvé une réponse pour expliquer ce spectacle de la nature.

Oklahoma, mai 2019. Un scientifique a observé pour la première fois le fameux « fantôme vert ». Ces volutes vertes sont très difficiles à analyser. En effet, ce phénomène est invisible à l’œil nu dans la majorité des cas. De plus, il faut être attentif pour pouvoir l’observer. Mais le spectacle sera au rendez-vous, car le fantôme vert apparaît au milieu des éclairs rouges. Et en septembre 2019, des scientifiques espagnols ont réussi à immortaliser ce moment.

Des « événements lumineux transitoires »

Des scientifiques ont attendu des jours pour capturer ce « fantôme vert ». En effet, il faut plusieurs conditions pour avoir un orage propice au développement de ce phénomène. Mais finalement, ils ont réussi à avoir des clichés nets.

Les chercheurs espagnols n’ont pas tardé à analyser leurs clichés. Ils ont étudié les longueurs d’onde du « fantôme vert ». Après quelques discussions scientifiques, ces spécialistes ont sorti une conclusion étonnante.

Ces ondulations vertes sont classées dans la catégorie des « événements lumineux transitoires ». Et ce phénomène a déjà été expliqué dans les années 80. On a alors les jets bleus, les éclairs rouges, et maintenant le fantôme vert. Toutefois, ce dernier ne dure que quelques millisecondes. Il a fallu une caméra spectrographique pour l’analyser.

« Ils sont exceptionnellement rares, avec seulement un Sprite sur 100 développant un fantôme vert » Maria Passas Varo, un des scientifiques qui ont mené l’étude.

Des aurores boréales « atypiques »

En analysant les clichés, les chercheurs ont découvert une petite similarité avec des phénomènes lumineux bien connus. En effet, le « fantôme vert » contient des molécules d’oxygènes excitées. Ces dernières sont à l’origine des aurores boréales.

Les chercheurs de l’Université d’Alaska ont donné une argumentation intéressante. Selon leur étude, ce phénomène est secondaire à une excitation électrique à 90 km dans l’atmosphère. Cette conclusion explique aussi le moment d’apparition du « fantôme vert » : lors des orages, au beau milieu des éclairs rouges.

Par ailleurs, ces ondulations sont aussi composées de fer. Et cette découverte a intrigué les scientifiques. Ce métal provient de l’espace, et non du sol terrestre. Ils ont mis en évidence la présence d’azote, de silicium, de soufreet de nickel.

La conclusion des chercheurs a été très étonnante. Selon leur étude, les composants du « fantôme vert » viennent de l’espace. Ces éléments sont constamment en contact avec la partie haute de notre atmosphère. Dans certains cas, ils entrent en contact avec les orages. 

Une porte vers d’autres découvertes scientifiques

Pour les chercheurs, cette découverte n’est qu’un premier pas. En effet, ils peuvent élargir leur zone d’étude pour mieux explorer les particules spatiales. Cependant, il faut encore récolter d’autres données pour faciliter ces recherches. Et la première étape est de capturer à nouveau ce « fantôme vert ». Espérons que les nouvelles technologies vont faciliter cette étape cruciale. 

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