ATM

ATM : ce qu’il faut savoir sur cette norme de réseau haut débit

Sans routage et fonctionnant avec des cellules de longueur fixe, l’ATM est un mode de transfert efficace. Que peut-on dire sur cette technologie ?  

ATM : qu’est-ce que c’est ?

Asynchronous Transfer Mode se traduit en français par Mode de Transfert Asynchrone. C’est une technologie de réseau étendu (WAN), qui permet le transfert efficace de divers types de communications. Il peut s’agir de données, de fichiers multimédia ou de voix.

Les principaux utilisateurs de l’ATM l’utilisent sur les types de réseaux longue distance privés et les réseaux à fort trafic de données. La raison est que l’ATM facilite le transfert des données sur ces types de réseaux.

pcloud black friday 2022

En matière de transmission, l’ATM permet l’organisation des informations en cellules. La récurrence des informations organisées en cellules varie en fonction du débit exigé. Alors, si certaines cellules sont vides, elles s’attendent à un remplissage de données.

L’ATM détient un grand atout. Il est flexible et supporte une structure de commutation à très haute capacité et de moindre latence. Et cette flexibilité est indépendante de la distance et de la vitesse.

Mode de fonctionnement de l’ATM

L’ATM opère au niveau des liaisons de données, c’est-à-dire dans les couches 1 à 3 du modèle OSI sur un câble à fibre ou à paire torsadée.

Traitement Asynchrone des cellules

Les cellules ATM font l’objet d’un traitement, un à un, à un moment précis. Lorsque le traitement d’une cellule s’achève, on passe à la prochaine cellule. C’est la raison pour laquelle ce mode de transfert est dit asynchrone, les cellules ne s’éteignant pas en même temps que les autres.

Configuration

La configuration de l’ATM peut être soit préconfigurée par son fournisseur, soit établi à la demande. Dans le premier cas, on établit un circuit dédié ou permanent. Dans le cas où la configuration n’est faite que ponctuellement, la connexion s’arrête potentiellement en fin d’utilisation.

Débits de données

Les quatre débits binaires suivants sont généralement utilisés pour l’ATM : débit binaire disponible, débit binaire constant, débit binaire non spécifié et débit binaire variable.

Performances

Habituellement les performances de l’ATM sont exprimées en niveaux OC dit Optical Carrier, sous la forme OC-xxx. L’ATM assure 155 MBps (OC-3) et 622 MBps (OC-12) mais peut arriver même jusqu’à 10 Gbps ou OC-192.

GAB sans fil

Il s’agit ici d’un réseau sans fil avec un noyau ATM. Il permet les communications mobiles à très haut débit. Lorsque les demandes de réseaux sans fil se sont multipliées, ce réseau est né et ensuit a trouvé grand succès. WATM (Wireless Asynchronous Transfer Mode) assure une qualité de prise en charge de tous types de données : voix, vidéo et autres données.

Comme les autres réseaux sans fil, le GAB sans fil ATM agit en diffusant depuis une station de base. Ensuite, ces diffusions sont transmises vers les terminaux où un commutateur ATM procède à l’exécution des fonctions de mobilité.

VoATM

Ce protocole s’occupe des transferts de communication de type voix, vidéo et données depuis l’ATM. VoATM est l’abréviation de Voice Over Asynchronous Transfer Mode. De caractéristiques similaires à VoIP, VoATM est plus cher à établir. En matière de vitesse, il est néanmoins très efficace et rapide. Les entreprises qui peuvent se permettre le VoATM ont une longueur d’avance très avantageuse.

Caractéristiques spécifiques du mode de l’ATM 

Dans l’ATM, les cellules ont une longueur fixe. Elles font 53 octets dont 48 octets d’espace utilisable et 5 octets d’en-tête de cellule. Le transfert de ces cellules s’opère par multiplexage temporel asynchrone.

Les cellules sont particulièrement petites pour minimiser la gigue en pleine transmission de données multiplex. Si les paquets sont trop épais, le transfert des données peut être bloqué. Dans l’ATM, il n’y a plus de paquets volumineux pour entrainer des blocages sur les paquets vocaux. La transmission vocale est donc fluidifiée.

L’ATM est unique, par rapport aux autres réseaux étendus qui permettent les transferts de données. D’une part, sur la question du routage, l’ATM met en place le routage zéro et délaisse les logiciels au profit des commutateurs ATM. Ces commutateurs créent des connexions point à point depuis la source à la destination entre les masses de données et les terminaux.

D’autre part, en matière de longueur des cellules, comme mentionné plus haut, ATM mobilise des cellules de longueur fixe. Alors qu’en Ethernet et en protocole internet (IP), les longueurs des cellules changent souvent.

L’ATM est cependant plus coûteux que les autres modes de transfert hautement spécialisés.

Gestion du trafic

En ATM, la gestion du trafic est fondamentale. A partir du moment où une connexion ATM prend place, les nœuds se situant le long du chemin captent les informations sur la qualité du trafic. En faisant cela, les bandes passantes sont protégées pour garder une qualité de transmission et une connexion virtuelle impeccables.

Normes de connexions virtuelles

En ATM, les connexions virtuelles utilisée peuvent être soit temporaires, soit permanentes. Il faut qu’il y ait des chemins virtuels (Virtual Path) et des canaux virtuels (Virtual Channel). Ainsi, les paquets qui transportent des VPI (Virtual Path Identifiers) et des VCI (Virtual Channel Identifiers) poursuivent le même trajet sur le réseau établi.

Il peut parfois y avoir différents réseaux de connexions virtuelles utilisées au sein d’un même réseau.

Sur l’évolution de l’ATM

Ce mode de transfert a été élaboré par l’Union Internationale des Télécommunications en 1980. Ces têtes pensantes travaillaient au sein du département américain de la Défense ainsi que des directions des sociétés de télécommunications de l’époque.

Au départ, ils avaient pour objectif de se baser sur la hiérarchie numérique plésiochrone (PDH) et une hiérarchie numérique synchrone (SDH). Ils visaient alors l’intégration de tous types de services. Aujourd’hui, l’ATM prend en charge plusieurs options : transfert de données à commutation en ligne, relais de trame et protocole Internet.

Une décennie plus tard, en 1991, les créateurs d’ATM ont mis en place le forum ATM. Il prend en charge le développement ainsi que la soumission des spécifications pour vérifier les normes à l’UIT.

Jusqu’ici, le plus grand avantage de l’Asynchronous Transfer Mode réside dans sa capacité à gérer toute une gamme de services de communication avec indépendance de transport.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Pin It on Pinterest