Data Center : avec sa puce Grace Nvidia fait trembler Intel

L’existence du premier CPU pour datacenter Grace de Nvidia représente un réel danger pour le géant Intel.

Grace de Nvidia, une autre menace pour Intel

Alors que la puce M1 d’Apple était une menace pour Intel sur les machines grand public, l’histoire est en train de se répéter pour les data centers. Toutefois, cette fois-ci, c’est Nvidia qui en est à l’origine. L’entreprise américaine est effectivement passée à l’offensive avec son CPU qui est basé sur une architecture ARM. Baptisé Grace, ce nouveau CPU pour centre de données fait honneur à l’informaticienne Grace Hopper.

Rappelons que celle-ci est réputée pour avoir conçu le premier compilateur de 1951 et du langage COBOL de 1959. La puce Grace serait alors destinée à effectuer une énorme charge de travail dont le traitement du langage naturel ou le supercalculateur d’IA. Incorporée à la technologie GPU Nvidia, celle-ci sera alimentée par des cœurs ARM Neoverse.

Un processeur issu de la technologie de pointe

Selon les calculs de Nvidia, si l’on appareillait Grace à un système, celui-ci serait dix fois plus rapide dans sa mission de traitement NLP. Seulement, à l’opposé d’Apple, cela pourrait représenter les limites du matériel x86 actuel. Il n’y aurait alors aucun choix à part le fait de prendre les choses en main.

Jensen Huang, fondateur et CEO de Nvidia communique que “l’IA de pointe et la science des données poussent l’architecture informatique actuelle au-delà de ses limites – en traitant des quantités impensables de données ». Il ajoute :  » Couplé au GPU et au DPU, Grace nous donne la troisième technologie fondatrice de l’informatique, et la capacité de réarchitecturer le centre de données pour faire progresser l’IA « . Cela fait du NVIDIA actuel, une société à trois puces.

Le lancement de Grace très attendu en 2023

Il n’a pas fallu longtemps à Nvidia pour trouver des acheteurs pour son nouveau CPU. A ce titre, le Laboratoire national de Los Alamos du DOE ainsi que le Centre national suisse de supercalcul (CSCS) figurent parmi les intéressés. Pour le CSCS, le processeur Grace sera mis au cœur-même du supercalculateur Alps initié par la multinationale Hewlett-Packard. Le lancement de systèmes Grace par les deux investisseurs, lui, est prévu pour 2023.

Ces systèmes seront renforcés par la technologie Nvidia NVLink. Cette dernière permet d’augmenter les vitesses entre GPU et CPU de 900 Go/s. D’après les propos de NVIDIA, ce chiffre serait 30 fois plus important que la vitesse proposée par les principaux serveurs actuels. Aussi, les appareils Grace seront 10 fois moins énergivores que ces derniers. Ils afficheront deux fois plus de bande passante que la RAM DDR4. Tout cela est possible grâce à la mémoire LPDDR5x.

Les menaces contre Intel ne s’arrêtent pas là. En effet, Nvidia vient d’annoncer son partenariat avec Amazon Web Services. Cette initiative a pour objectif de combiner ses GPU au processeur Graviton2 personnalisé par AWS. Une telle collaboration témoigne de la flexibilité de la société. Comme résultat, il sera désormais possible de faire tourner des jeux Android en mode natif. Ces jeux pourront, par ailleurs, être diffusés sur des mobiles avec un encodage accéléré.

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