Oracle en phase d’entamer le cloud souverain

En 2021, Oracle a entamé une première étape en implantant sa région cloud à Marseille. Ce premier datacenter aborde la possibilité d’un futur cloud souverain d’ici quelque temps.

Les révélations de Régis Louis durant l’Oracle Summit, VP Cloud Strategy EMEA

Régis Louis a pris le temps de livrer ses propos concernant l’ouverture du data center à Marseille. D’une part, ce bâtiment permettra aux clients locaux d’Oracle de bénéficier d’une faible latence et d’une performance optimisée. D’autre part, l’implantation de ce nouveau data center répond au besoin des clients de conserver leurs données sur le plan local et de respecter la « Data Residency ».

Louis a aussi son mot à dire par rapport au dilemme de l’extraterritorialité des données. L’idéal serait, selon lui, de pouvoir sauvegarder les données des européens en Europe. Cela implique non seulement de les stocker en Europe, mais aussi de les faire gérer en Europe dans une structure juridique européenne. La première étape était alors d’implanter un data center en local.

Cloud Bleu, Cloud Red

Oracle n’est pas pressé de faire des annonces sur le marché. Sa préoccupation première est d’abord la Data Residency. Il préfère, en effet, trouver une solution appropriée et testée. Cela est bénéfique pour tous les aspects règlementaires qui changent souvent au fil du temps à l’image du SecNumCloud.

Quant aux collaborations avec le public européen, il est important de considérer la nationalité de la structure juridique. Jusqu’à maintenant, Régis Louis soutient qu’il est impossible de changer la nationalité d’Oracle. Toutefois, un partenariat avec une structure de droit français serait envisageable. En ce moment, la structure devrait savoir commercialiser, supporter et opérer le cloud d’Oracle.

Une ouverture à différentes possibilités

Même si Larry Ellison, le fondateur d’Oracle, s’est toujours opposé à opérer Oracle sur autre chose qu’OCI (IaaS), aujourd’hui, l’entreprise semble être ouverte à toutes possibilités. Ce qui était impensable il y a quelques années, demeure à présent envisageable. A ce titre, qui aurait pensé qu’un jour, il serait possible que VMware fonctionne de manière native sur Oracle ?

La logique est de pouvoir répondre aux besoins actuels des clients. Il serait, en effet, erroné de les enfermer dans les structures pensées il y a quelques années. Cela ouvre la discussion pour Oracle, sans qu’il puisse promettre quoi que ce soit encore. Une chose est sûre : l’émergence d’un marché sera indispensable, notamment si le besoin se fait ressentir un jour qu’Oracle échange avec T-Systems ou OVH sur pression des clients.

Le point important à considérer est bien évidemment la question technique. Cette dernière doit avoir du sens et être orientée sur les besoins des clients. Il est donc important considérer de nombreux paramètres avant de se lancer dans des partenariats. Toujours d’après Régis Louis, toutes les questions posées étaient opportunes. Néanmoins, on sait que certaines annonces préparées dans le courant de cette année y répondraient.

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