Stockage de données ADN : il est maintenant possible de prévisualiser les fichiers

Aujourd’hui, il est possible d’obtenir un aperçu des fichiers de stockages des données ADN. Cet aspect semblait pourtant irréalisable auparavant. En effet, les utilisateurs perdaient non seulement leur temps à vérifier chaque fichier, mais aussi, leur spontanéité.

Sachant que la technologie du stockage de données ADN est très attrayante, celle-ci peut très vite s’avérer pénible. À savoir que les contenus des fichiers ne s’affichent pas en miniature. Les utilisateurs se trouvaient donc contraints d’ouvrir les fichiers un par un, puis de les vérifier de nouveau par la suite. Chose très embêtante, n’est-ce pas ?

Le stockage de données ADN, en quoi il consiste exactement ?

Comme son nom l’indique, le stockage de données ADN est un outil permettant de conserver une énorme quantité de données. L’idée serait de stocker ces informations dans un petit paquet, tout en se concentrant sur l’économie en énergie.
Selon Kyle Tomek, auteur principal d’un article sur le travail et d’un doctorat : “L’avantage de notre technique est qu’elle est plus efficace en termes de temps et d’argent”. Il ajouta ensuite :“Si vous n’êtes pas sûr du fichier contenant les données que vous souhaitez, vous n’avez pas besoin de séquencer tout l’ADN dans tous les fichiers potentiels. Au lieu de cela, vous pouvez séquencer des portions beaucoup plus petites des fichiers ADN pour servir d’aperçus.”

Focus sur le fonctionnement du stockage de données ADN

Si c’est de l’utilisation dont on parle, “révolution” est le bon mot. En premier temps, les utilisateurs nomment leurs fichiers de données en attachant des séquences d’ADN. Celles-ci serviront ensuite d’amorces aux extrémités des brins d’ADN pour le stockage des informations. Par ailleurs, pour reconnaître puis extraire un fichier, certains systèmes demandent une réaction en chaîne par polymérase (PCR).

Autrement dit, une petite amorce d’ADN, qu’on rappelle “stockeur d’informations“, doit correspondre à la séquence de liaison de l’amorce équivalente. Celle-ci en identifie par la suite les brins, pour le fichier recherché. Et c’est à partir de cette étape que la PCR honore sa part des choses. Elle réalise des copies des brins d’ADN pertinents, puis se charge de séquencer l’ensemble. Chose importante : Le signal des brins ciblés est nettement plus fort que le reste de l’échantillon.

Un véritable casse-tête

Des noms de fichiers distincts semblent être essentiels afin d’éviter la confusion dans les fichiers. Selon Albert Keung, co-auteur d’un article sur le travail et assistant professeur de génie chimique et biomoléculaire à NC State : « À un moment donné, il nous est venu à l’esprit que nous pourrions peut-être utiliser ces interactions non spécifiques comme un outil, plutôt que de les considérer comme un problème ».

Par conséquent, les chercheurs ont trouvé un moyen qui utilise des noms de fichiers similaires pour les ouvrir en un fichier entier ou un sous-ensemble spécifique. Pour y parvenir, l’on s’est convenu sur une appellation spécifique. Et de là, les utilisateurs pourront choisir si oui ou non, ils ouvriront tout le fichier, ou seulement opter pour la version “preview”. Pour ce faire, il faut paramétrer un ensemble de processus PCR : la concentration en ADN et en réactifs dans l’échantillon, mais également la température. Une chose est sûre, cette manœuvre améliorerait grandement le travail des utilisateurs.