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StopCovid : le gouvernement français dévoile son appli mobile de tracking

Afin d’organiser le déconfinement et de freiner la propagation du Covid-19, le gouvernement développe une application mobile intitulée  » StopCovid « . Grâce au Bluetooth, cette appli permettra de  » retracer l’historique des relations sociales  » pour avertir en cas de contact avec un malade…

Comment organiser la sortie du confinement, en évitant le risque d’une seconde vague épidémique ? C’est la question que se posent actuellement les dirigeants et les chercheurs, en France comme ailleurs.

En fin de semaine dernière, une dizaine de médecins signaient une tribune dans le Journal du Dimanche et se prononçaient en faveur de l’utilisation de l’IA et des données de géolocalisation pour prédire la propagation du coronavirus.

Ce mercredi 8 avril 2020, dans une interview accordée au journal Le Monde, le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O, révèle que le gouvernement travaille d’ores et déjà sur une application mobile dénommée  » StopCovid « .

Cette application pour smartphone permettra aux utilisateurs d’être avertis s’ils ont été en contact prolongé avec une personne testée positive au Covid-19. Les usagers pourront alors se faire tester à leur tour ou se mettre en quarantaine. L’objectif étant de  » limiter la diffusion du virus en identifiant des chaînes de transmission ».

Pour ce faire, l’application reposera sur le traçage. Il ne s’agira pas de collecter les données de géolocalisation, mais d’un système basé sur le Bluetooth. Selon Cédric O, cette technologie est d’ailleurs  » au centre d’un projet européen mené à la fois par l’Allemagne, la France et la Suisse « .

Concrètement,  » lorsque deux personnes se croiseront pendant une certaine durée et à une distance rapprochée « , leurs téléphones enregistreront les références de chacun dans un historique. Si l’un des deux est testé positif par la suite, l’autre sera automatiquement prévenu.

StopCovid : une menace pour la confidentialité ?

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Ainsi, l’idée de cette application est de  » retracer l’historique des relations sociales qui ont eu lieu dans les jours précédents « . Un concept qui peut susciter l’inquiétude concernant la confidentialité et la vie privée…

De son côté, Cédric O explique qu’il faut  » se garder du fantasme d’une application liberticide « . Selon ses dires, le téléchargement de cet outil ne sera en aucun cas obligatoire et l’appli pourra être désinstallée à tout moment.

En outre,  » personne n’aura accès à la liste des personnes contaminées, et il sera impossible de savoir qui a contaminé qui « . Les données seront quant à elles anonymisées, et effacées après une certaine période. Le code informatique sera également rendu public. La version finale du projet sera soumis à la CNIL pour recevoir son aval.

Pour l’heure, le gouvernement français n’est pas encore certain de parvenir à développer cette appli et de la déployer. Selon Cédric O,  » la task force est au travail depuis plusieurs jours pour développer un prototype  » mais ne sait pas s’il faudra  » trois ou six semaines pour le développer « .

En outre, le secrétaire d’Etat rappelle que  » le Bluetooth n’a pas été prévu pour mesurer des distances entre les personnes « . Les limites technologiques pourraient donc empêcher le bon fonctionnement de cet outil. Le gouvernement ne décidera donc  » que plus tard de l’opportunité de déployer ou non une telle application « .

D’autres pays se tournent déjà vers le tracking de cas contact pour anticiper les chaînes de transmission. C’est notamment le cas de Singapour, avec son application  » TraceTogether «  :

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