Starlink bombarde 42 millions de GB de données par jour : Quel impact pour la Terre et l’humain ?

Le système laser de Starlink bombarde 42 millions de GB de données par jour. C’est impressionnant, mais pas sans conséquence pour l’écologie de l’espace.

Un ingénieur de SpaceX détaille le fonctionnement du système laser de Starlink pour fournir un internet à haute vitesse à travers le monde. La flotte actuelle comprend un total de 9 000 lasers qui bombardent quotidiennement les clients de 42 millions de GB de données. Le renforcement de cette flotte suscite des préoccupations environnementales.

La Society of Photo-Optical Instrumentation Engineers (SPIE) organise chaque année, en fin janvier, à San Francisco, aux États-Unis, le Photonics West. Il s’agit du plus grand salon au monde consacré aux dernières avancées technologiques en optique et en lumière.

Ingénieur chez SpaceX, Travis Brashears y a tenu une conférence pour livrer quelques détails sur le fonctionnement de Starlink. Il a surtout exposé le système laser qui assure la liaison des satellites et le transfert de données.

Jusqu’à 200 Gbps de taux de transmission

Starlink utilise, en temps normal, des ondes radio pour fournir un internet à haute vitesse aux clients. Mais SpaceX a doté les satellites d’un système de liaison au laser pour diminuer la latence. Cette configuration améliore également la couverture globale.

D’autre part, les lasers peuvent maintenir une connexion de 100 Gbps par liaison. Leur présence est essentielle pour aider les satellites à récupérer des données en cas d’indisponibilité des stations au sol de SpaceX. Cela arrive quand les satellites sont au-dessus de l’océan ou de l’Antarctique.

Le système laser est très robuste à en croire les révélations de Brashears. Malgré les défis techniques, il a permis d’atteindre plus de 99 % de temps de disponibilité. Dans certains cas, les liaisons peuvent être maintenues pendant des semaines. Il arrive même que le taux de transmission augmente jusqu’à 200 Gbps.

SpaceX a déjà mis en orbite terrestre basse 60 satellites en mai 2021. La compagnie aérospatiale d’Elon Musk envisage de lancer des milliers d’autres satellites dans les prochaines années dans le cadre de son projet de méga-constellation. Notons qu’Amazon et plusieurs autres sociétés spatiales privées ont des projets similaires.

Compte tenu de l’évolution de l’exploitation de l’espace extra-atmosphérique et des risques potentiels que les méga-constellations pourraient poser, il est essentiel d’établir des règles claires.

Lorsque les satellites en orbite terrestre basse deviennent défectueux ou arrivent en fin de vie, ils sont conçus pour se désintégrer au retour dans l’atmosphère. Toutefois, ce processus libère des composés chimiques qui demeurent dans la stratosphère. Ceux-ci peuvent influencer le changement climatique et la couche d’ozone.

D’autre part, les projets de l’envergure de Starlink – dans la mesure où ils se multiplient – vont encombrer l’orbite terrestre basse. Cette saturation accroît le risque de collision, notamment avec d’autres satellites en activité, des débris spatiaux et des météorites. Pour information, une seule collision peut avoir des conséquences en chaîne considérables.

Le système laser de Starlink offre des perspectives intéressantes pour le futur. Néanmoins, son intensification pose des problèmes à la durabilité de l’environnement spatial.

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