Les Nations Unies travaillent sur un traité sur la cybersécurité. Pour ce projet, l’institution est en pourparlers avec EFF (une ONG internationale de protection des libertés sur le Web) et ses partenaires qui estiment que le texte menace la liberté d’expression.
Le traité de cybersécurité : une menace pour la liberté d’expression
L’EFF (Electronic Frontier Foundation), une ONG internationale qui défend la liberté sur Internet, prend part à l’élaboration du traité sur la cybersécurité que les Nations Unies rédigent. Au-delà d’une simple participation, la fondation américaine vient négocier les textes qui, selon ses observations, menacent la liberté d’expression.
L’EFF et ses partenaires ont fait part de leurs inquiétudes par rapport aux textes déjà soumis. Ils estiment que la proposition des Nations Unies inclut des répressions sur les crimes de contenu. Ces dispositions menacent pourtant la liberté d’expression et la vie privée, selon la fondation.
Les ONG et ses partenaires auront jusqu’au 20 janvier pour discuter des termes du traité avec les Nations Unies. Ces défenseurs de la liberté d’expression se battent pour que les droits de l’homme soient pleinement respectés dans les textes.
Le traité doit se focaliser uniquement sur les cybercrimes
Selon l’EFF, le traité de cybersécurité des Nations Unies risque de nuire à la légitimité des activités des journalistes, des dénonciateurs ou encore des militants s’il est publié en l’état. Raison pour laquelle la fondation négocie avec les Nations Unies pour modifier certains termes du traité.
Les défenseurs de la liberté (l’EFF et plus de 74 autres associations / organisations issues de 45 pays) se battront pour la liberté d’expression avec l’exclusion des crimes de contenu du traité. Ce dernier, disent-ils, doit uniquement se focaliser sur les cybercrimes.
Par ailleurs, l’EFF et ses partenaires se battront également pour que les Nations Unies n’incluent pas des dispositions trop larges qui pourraient autoriser par exemple toute mesure de cybersurveillance. Cela inclut entre autres le piratage gouvernemental et toute autre mesure qui peuvent rompre le chiffrement.
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