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France : le marché du Big Data vaudra 445 millions d’euros fin 2016

Dans une étude commandée par SSII Atos, IDC (International Data Corporation) dresse un bilan sur la situation actuelle du Big Data en France. Sur 100 entreprises françaises de plus de 1000 salariés, 11 % d’entre elles seraient réellement en retard sur le Big Data.

La plupart des sociétés interrogées ne seraient pas encore en mesure d’exploiter correctement de grands volumes de données. Cela ne veut pas dire que l’ensemble des sociétés ne savent pas traiter un grand nombre de données, mais le cabinet d’étude relève tout de même un manque de savoir-faire en France.

Le marché décolle

Malgré ces constatations, l’étude révèle également des prévisions intéressantes sur la valeur du marché. Fin 2016, le marché français du Big Data devrait représenter 445 millions d’euros, une croissance de 25 % par rapport à l’année précédente.

Le retard de ces entreprises n’empêche pas la moitié d’entre elles d’être en progression dans l’adoption du Big Data. En 2012, seulement 7 % des entreprises accéléraient dans la data. Cette année, 51 % d’entre elles assurent avoir démarré des projets dans l’analyse de multiples donnés.

Le Big Data amène également à s’interroger sur de nouveaux besoins. 51 % des sondés affirment qu’ils ont besoin de gérer le Big Data avec la direction générale, tandis que 8 sociétés sur 10 estiment qu’ils ont besoin de nouveaux employés pour gérer cela.

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Des entreprises encore focalisées sur le stockage des données

Bien que l’analyse des données soit un moyen de réaliser des économies à tous les niveaux, la majorité des investissements effectués par les entreprises sont encore focalisés sur le stockage de données. Selon IDC, 82 % des entreprises interrogées travaillent en premier lieu sur la sécurité et 75 % d’entre elles soulignent la nécessite d’une collaboration entre les métiers et la DSI. Grâce à cela, le cabinet d’étude classe ces entreprises dans quatre catégories. Ainsi, 14 % d’entre elles sont des « visionnaires », 34 % sont des « bâtisseurs », 42 % des « opportunistes » et 11 % des « retardataires ».

Le cabinet a relevé les cas d’usage du Big Data que l’on retrouve le plus, et ils sont bien spécifiques. 53 % des sociétés utilisent à ce jour les données pour mieux connaître l’expérience client. Dans un deuxième temps, 42 % d’entre elles optimisent l’excellence opérationnelle et 28 % se focalisent sur la sécurité.

Bien qu’il y ait encore beaucoup de retardataires, les entreprises conscientes du potentiel du Big Data ont, malgré tout, elles aussi du chemin à parcourir.

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