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Le Cloud AWS est une drogue douce dangereuse selon le ministère de l’Economie

Le Cloud AWS est une drogue douce dangereusement addictive, selon la Secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher. Elle craint que l’Europe perde la souveraineté de ses données si elle ne développe pas rapidement une alternative au nuage américain…

Depuis son lancement en 2006, Amazon Web Services s’est imposé en l’espace de quelques années comme le principal fournisseur de services Cloud à l’échelle mondiale. Selon Synergy Research, la firme de Jeff Bezos accapare aujourd’hui un tiers du marché loin devant Microsoft Azure (16%) et Google Cloud (7,8%).

En plus de profiter de sa position de pionnier, AWS doit son succès à ses qualités. Grâce aux nombreux Data Centers déployés par la firme de Seattle, le Cloud est disponible partout dans le monde et pour un prix défiant toute concurrence.

Toutefois, pour Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’Etat à l’Economie, ces points forts représentent également une menace pour l’Europe. Selon ses dires, confiés à Reuters,  » AWS est comme une drogue douce. Plus on en prend, plus on en veut. Il est donc compliqué de s’en sevrer « .

Le Cloud AWS est de plus en plus addictif pour les gouvernements d’Europe

Or, alors que le stockage et le traitement de données sur le Cloud sont de plus en plus importants pour les gouvernements européens, cette dépendance à un géant américain du GAFAM inquiète la haute-fonctionnaire.

De par sa position de leader incontestable, et face à l’augmentation des dépenses dans les services Cloud, Amazon pourrait décider d’augmenter ses tarifs. De plus, la loi US Cloud Act de 2018 pourrait laisser les services de renseignements américains accéder aux données européennes stockées sur le nuage de l’entreprise…

C’est la raison pour laquelle Agnès Pannier-Runacher appelle les gouvernements européens à se hâter de trouver une alternative avant qu’il ne soit trop tard. Selon les experts qu’elle a consultés, notamment des Français expatriés à la Silicon Valley, il ne reste que 24 mois avant qu’un réel risque de perte de souveraineté de nos données se dessine.

Malheureusement, jusqu’à présent, les tentatives du gouvernement français pour développer un Cloud  » souverain «  sur lequel stocker les données les plus sensibles se sont soldées par des échecs cuisants. Deux consortiums respectivement dirigés par Orange et SFR ont tenté de développer une alternative française aux services AWS avec un investissement de 450 millions d’euros, mais n’ont pas rencontré le succès escompté. La solution d’Orange pourrait être abandonnée dès le mois de janvier 2020.

Désormais, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, place tous ses espoirs sur Dassault Systemes et le Français du Cloud OVH pour élaborer une stratégie afin de rivaliser avec les Etats-Unis dans le domaine du Cloud Computing

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