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Google, Facebook, Apple, Netflix… la Silicon Valley se méfie du Big Data

Google, Facebook, Apple, Netflix, Twitter… les géants de la Silicon Valley ne veulent plus être perçus comme les maîtres du Big Data. Suite aux récents scandales liés aux fuites de données personnelles, ces entreprises s’efforcent de rappeler à leurs investisseurs qu’elles ne reposent pas tellement sur l’exploitation des informations personnelles de leurs utilisateurs.

Depuis quelques années, le Big Data est largement utilisé par les grands noms de la Silicon Valley pour stimuler la croissance de leurs entreprises. Toutefois, à l’heure où les régulateurs et les consommateurs sont de plus en plus concernés par la confidentialité des données personnelles, les géants de la tech préfèrent à présent prendre leurs distances avec les mégaonnées.

C’est particulièrement le cas suite au scandale Facebook / Cambridge Analytica. Ainsi, lors de l’annonce de leurs résultats financiers du 1er trimestre 2018, Google et Twitter viennent tous deux de minimiser l’importance des données personnelles dans le développement de leurs activités.

Pour rappel, collecte les informations des utilisateurs de son moteur de recherche et de ses autres services (et produits) pour leur vendre des publicités. Or, la publicité représente 85% de son chiffre d’affaires au T1 2018. De même, eMarketer estime que la firme génèrera à elle seule 31% des revenus liés à la publicité en ligne en 2018. Cependant, Google affirme que son activité ne repose pas tant que ça sur les données personnelles. Une déclaration dont le but premier est de rassurer les actionnaires à l’approche de l’entrée en vigueur du RGPD, qui forcera les entreprises à revoir leur gestion de ces informations sensibles.

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Twitter rappelle que ses données personnelles sont publiques

twitter données publiques

Il en va de même pour Twitter. Même si la majeure partie de son chiffre d’affaires provient de la publicité, et que Twitter vient d’avouer avoir vendu des données de ses usagers à Cambridge Analytica, la firme de Jack Dorsey se défend de reposer sur le Big Data.

Selon le CEO, la différence entre Twitter et les autres entreprises de la tech est que les tweets (et donc les données personnelles des usagers) sont publics. Ainsi, la firme se contente d’organiser les données publiques en temps réel pour faciliter leur usage par les marques, chercheurs et autres organisations sans pour autant leur ouvrir l’accès à des données privées.

Apple et Netflix ne reposent pas sur la publicité, et donc sur le Big Data

apple netflix

De son côté, Netflix rappelle aux investisseurs qu’elle ne vend pas de publicités, mais se contente de s’appuyer sur l’historique de ses utilisateurs pour les pousser à utiliser la plateforme plus longtemps. Elle se considère donc davantage comme une entreprise du secteur des médias que de la haute technologie, et ne se sent donc pas concernée par les inquiétudes liées à l’usage des données personnelles.

Enfin, Apple adopte une stratégie de communication similaire en rappelant que la plus grande partie de ses revenus provient de son matériel. Face à ces différentes déclarations, il semble clair que le Big Data est passé du rôle d’égérie de la Silicon Valley à celui de paria dont tout le monde souhaite se désolidariser…

Reste à savoir s’il s’agit d’une tendance liée aux récents événements ou d’un revirement qui s’inscrira dans la durée. De toute évidence, il semble peu probable que ces entreprises cessent définitivement d’exploiter, d’une manière ou d’une autre, les données extrêmement précieuses de leurs utilisateurs.

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1 commentaire

  1. Google et consorts vont bientôt nous expliquer que le Big Data n’existe pas! La reconnaissance vocale, la publicité ciblée etc ne sont donc pas basées sur l’exploitation des données Big Data. Ouf!
    Surréaliste…

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