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Informatique quantique : le Japon s’associe à IBM pour s’ériger en leader

Le Japon et IBM annoncent la création d’un consortium dédié à l’informatique quantique. L’objectif est de permettre la collaboration entre les plus grands chercheurs et les géants industriels japonais pour accélérer la recherche et la création d’applications dans le domaine du quantique, et de rivaliser avec les superpuissances que sont les États-Unis et la Chine…

L’informatique quantique est l’une des technologies qui marqueront le futur. De fait, les grandes puissances mondiales se préparent à cette révolution en mettant tout en oeuvre pour maîtriser cette innovation telle la flamme de Prométhée.

Fin juillet 2020, les États-Unis annonçaient la création de trois centres dédiés à l’informatique quantique pour un budget de 75 millions de dollars. À présent, c’est au tour du Japon de placer ses pions sur l’échiquier.

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Le pays du soleil levant compte déjà parmi les champions de la recherche en informatique quantique. Pour la première fois depuis neuf ans, le Japon est d’ailleurs revenu cette année en tête du classement des superordinateurs, devant les États-Unis et la Chine, avec son supercomputer Fugaku.

Afin d’étendre l’écosystème japonais de recherche et développement et d’éducation dans le domaine du quantique, l’Université de Tokyo annonce à présent la création du Quantum Innovation Initiative Consortium (QIIC) en partenariat avec IBM.

Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans la continuité du partenariat Quantum Partnership noué par le Japon et IBM en décembre 2019. Ce partenariat a pour but d’accélérer la collaboration entre l’industrie, l’académie et le gouvernement pour permettre au Japon de compter parmi les leaders du quantique dans les domaines de la science, de l’éducation et de l’entrepreneuriat.

L’objectif est notamment de réunir les meilleurs chercheurs du pays et les géants industriels pour accélérer les activités de recherche et développement du Japon dans l’informatique quantique. La création du consortium QIIC représente une nouvelle étape dans cette démarche stratégique.

Le but sera de poursuivre le développement technologique, et de développer un écosystème permettant d’améliorer le niveau d’expertise des étudiants. À terme, l’ambition affichée des d’ouvrir la porte à de nouvelles découvertes scientifiques et au déploiement d’applications concrètes du quantique.

Le consortium QIIC ouvre l’accès aux ordinateurs quantiques IBM pour les géants industriels japonais

Le siège du QIIC sera basé à l’Université de Tokyo. C’est ici que les membres du consortium pourront collaborer au travers de séminaires, d’ateliers et d’événements.

Le consortium rassemblera des chercheurs des mondes industriels et académiques et des étudiants. Parmi les membres ayant accepté de se joindre au groupe, on compte la Keio University, et les entreprises Toshiba, Hitachi, Mizuho, MUFG, JSR, DIC, Toyota, Mitsubishi Chemicals et IBM Japan. Autant dire que le QIIC rassemble les poids lourds de l’industrie nippone.

Ces organisations rejoindront aussi le réseau IBM Q Network, rassemblant les entreprises du Fortune 500, les startups, les institutions académiques et les laboratoires de recherche pour faire avancer la recherche dans l’informatique quantique et développer des applications pratiques.

Les membres profiteront ainsi d’un accès à l’expertise et aux ressources d’IBM, mais aussi aux ordinateurs quantiques du IBM Quantum Computation Center par le biais du Cloud. En outre, ils pourront accéder au Q System One d’IBM dont l’installation est prévue au Japon en 2021.

Jusqu’à présent, le seul Q System One est déployé aux États-Unis. Ce système permettra de soutenir le développement de hardware quantique tel que des composants cryogéniques, des composants de contrôle de température et des générateurs de micro-signaux.

Selon le professeur Makoto Gonikami, Président de l’Université de Tokyo, l’informatique quantique est une technologie indispensable à la  » société 5.0 «  dans laquelle l’utilisation des données en temps réel permet la création de valeur via l’information. La collaboration entre l’industrie, l’académie et le gouvernement est à ses yeux nécessaire pour permettre au Japon de jouer son rôle de leader dans cette transition vers la société 5.0.

De son côté, Dario Gil, directeur d’IBM Research, estime que l’informatique quantique pourrait permettre de  » relever certains des plus grands défis de notre monde dans l’avenir « . Selon lui, cette technologie pourrait permettre  » de développer des vaccins plus rapidement, de créer de nouveaux matériaux pour lutter contre le changement climatique ou de concevoir de meilleures technologies de stockage d’énergie « …