Instagram accusé de présenter du contenu porno aux ados

Instagram accusé de présenter du contenu porno aux ados

Un quotidien américain de référence a enquêté sur Instagram Reels, une fonctionnalité de type TikTok d’Insta. Selon les journalistes, l’algorithme de la plateforme suggérerait du contenu porno aux ados. Des allégations que Meta a violemment réfuté.  

Instagram Reels : les ados exposés à du contenu inapproprié ?

Le quotidien américain Wall Street Journal est connu pour ses analyses détaillées et ses enquêtes approfondies pour chaque sujet qu’il traite. Récemment, le journal a mené des investigations sur Instagram Reels, la fonctionnalité de partage de vidéos courtes de Meta, autant dire, son TikTok natif. 

Au cours de leurs investigations, les journalistes du WSJ ont créé des comptes tests qui suivent exclusivement des utilisateurs adolescents et des pré-ados d’Instagram (dont des influenceurs entre autres). Autrement dit, ces comptes tests sont supposés appartenir à de jeunes utilisateurs. Mais les suggestions de contenus affichés les ont interpellé. 

L’algorithme d’Instagram, disent-ils, leur a fourni toute une série de contenus explicitement sexuels sur ces comptes tests. Les journalistes soulignent que ces vidéos sont publiées à côté des publicités de certaines des plus grandes marques américaines. 

Des allégations violemment réfutées par Meta

Le Journal a également constaté que les utilisateurs ados d’Instagram tels que ceux suivis par ses comptes tests étaient eux, souvent suivis par des comptes appartenant à des hommes adultes. Le fait de suivre de tels comptes semble inciter l’algorithme d’Instagram à leur montrer ces contenus inappropriés

L’article de WSJ précise que Meta « a refusé de commenter pourquoi les algorithmes compilaient des flux de vidéos montrant des enfants, du sexe et des publicités ». La société a néanmoins fait une déclaration pour réfuter les allégations du WSJ. « Les tests du Journal ont produit une expérience fabriquée qui ne représente pas ce que voient des milliards d’utilisateurs », fustige-t-elle.

Le Centre canadien de protection de l’enfance a effectué ses propres tests et a obtenu des résultats similaires, selon WSJ. Ce qui vient corroborer son analyse. Les journalistes expliquent que de leur point de vue, Instagram veut fournir des contenus « accrocheurs » et addictifs aux utilisateurs ados. Il s’agirait autrement dit d’une stratégie bien pensée.

Néanmoins, un porte-parole de Meta aurait déjà déclaré au mois d’octobre que la société avait introduit de nouveaux outils de sécurité qui donnent aux annonceurs un plus grand contrôle sur l’endroit où leurs publicités apparaissent. Par ailleurs, Instagram supprime ou réduit la visibilité de quatre millions de vidéos soupçonnées de violer ses normes chaque mois.

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