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Angleterre : pourquoi le Parti travailliste est une menace pour l’IA ?

Dans un monde où l’intelligence artificielle façonne de plus en plus notre quotidien, l’approche du Parti travailliste en Angleterre suscite un débat houleux. La régulation radicale de l’IA par le Parti travailliste menace-t-elle le développement de cette technologie ?

Le Parti travailliste britannique souhaite remplacer l’accord volontaire actuel entre les entreprises technologiques et le gouvernement. Ils veulent le rendre contraignant grâce à un cadre légal. L’objectif est d’obliger les entreprises d’IA à partager leurs données de test avec les autorités.

Cette mesure vise à éviter de reproduire les erreurs de régulation qui ont marqué le secteur des médias sociaux. Ainsi, il s’agit de mettre en place une réglementation stricte pour l’IA.

Appel à une transparence renforcée et à des tests de sécurité obligatoires

Les Travaillistes expriment également leur préoccupation concernant le manque de transparence et de contrôle dans le domaine de l’IA. En effet, après le tragique meurtre de Brianna Ghey, Peter Kyle, secrétaire fantôme à la technologie, a plaidé pour davantage de transparence. Il demande cela des entreprises technologiques travaillant sur l’intelligence artificielle.

Par ailleurs, il affirme que sous un gouvernement travailliste, ces entreprises devront faire preuve d’une plus grande ouverture. En plus de cela, elles seront sujettes à des contrôles plus rigoureux pour garantir la sécurité et l’éthique de leurs développements.

Peter Kyle déclare : « Nous allons passer d’un code volontaire à un code statutaire, obligeant les entreprises à divulguer toutes les données de test. Elles devront nous informer sur ce qu’elles testent, permettant une meilleure compréhension de la technologie. Cette transparence nous aidera à suivre l’évolution de l’IA et à anticiper son impact sur notre société. »

Impact sur les accords existant et sur l’industrie de l’IA

L’accord sur les tests d’IA a été conclu lors du premier sommet mondial sur la sécurité de l’IA en novembre. Il a obtenu le soutien de l’Union européenne et de dix pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la France et l’Allemagne. Des géants technologiques comme Google, OpenAI, Amazon, Microsoft et Meta de Mark Zuckerberg sont impliqués dans cet accord.

Cependant, les propositions du Parti travailliste remettent en question la validité de cet accord. Elles imposeraient des obligations légales aux entreprises d’IA et introduiraient une « surveillance indépendante » des tests de sécurité.

Cette nouvelle réglementation pourrait dissuader les entreprises d’IA de continuer à opérer en Angleterre en raison des contraintes légales et de la surveillance accrue.

Les travaillistes en Angleterre et leurs répercussions sur l’IA

Si les Travaillistes parviennent à mettre en œuvre leur plan, cela pourrait avoir un impact significatif sur l’industrie de l’IA en Angleterre. Par conséquent, les entreprises d’IA pourraient être réticentes à partager leurs données de test de manière obligatoire. Elles pourraient également être soumises à une surveillance indépendante. Cette situation pourrait entraîner des litiges juridiques et refroidir la coopération entre l’industrie et le gouvernement.

Peter Kyle a souligné que les résultats des tests d’IA seraient essentiels. Il s’agit de l’AI Safety Institute du Royaume-Uni, une organisation visant à garantir la sécurité de l’IA.

Il a ajouté : « Certaines de ces technologies vont avoir un impact profond sur notre lieu de travail, sur notre société, sur notre culture. Et nous devons garantir la sécurité de ce développement. »

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