Risc-V : la puce de Data Center open source peut-elle détrôner Arm ?

Arm devrait-il reconsidérer la présence de RISC-V ? Quels arguments soutiendraient une menace potentielle pour le géant de la conception des microprocesseurs ? 

Ces dernières décennies, les américains ont longtemps interdit aux concepteurs chinois de microprocesseurs l’exportation et toutes actions commerciales. Ceux qui avaient des liens avec l’armée chinoise ne pouvaient donc s’approprier des processeurs x86 et des kits d’IA chez AMD, Intel et Nvidia.

O’Donnell, un analyste de Forrester Research explique que face à cette situation, les fournisseurs chinois de cloud computing et d’infrastructure doivent réfléchir autrement sur pour poursuivre leur profession. Choisissant d’abord Arm, ils sont victimes d’autres interdictions. Maintenant, la puce de data center attire les acteurs chinois.

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RISC-V : une alternative à considérer ?

Selon O’Donnell, il n’est pas question de développer une toute nouvelle architecture. Des membres du RISC-V ont décidé de s’établir dans différentes régions en Chine. De son côté, l’Académie chinoise -sous le patronage du gouvernement chinois- soutient la création de microprocesseurs open source RISC-V.

Alibaba s’est également aventuré sur les plateformes fondées sur RISC-V. Ces derniers affichent une restriction relative à Edge et IoT. O’Donnell déclare: « Arm et RISC-V sont d’emblée sous-estimés du fait de leur sous-alimentation qui ne suffit pas aux applications. Cependant, il faut considérer que ce sont deux architectures et non des conceptions spécifiques. Il est tout à fait possible de concevoir un processeur puissant sur base de ces deux architectures. »

Collaboration de Google et de RISC-V SiFive

Google collabore également avec la société RISC-V SiFive dans le but d’introduire des cœurs d’application RISC-V 64 bits dans TPU. Ces puces TPU fonctionnent de manière à pouvoir augmenter la vitesse des charges d’apprentissage automatique incluant TensorFlow.

Google a développé un pack d’accélérateur mathématique AI souple et que l’on peut gérer. Cela a été possible en additionnant les processeurs SiFive et les moteurs mathématiques ayant une matrice bfloat. Au cours d’un an de coopération, SiFive et Google ont sorti ces puces.

Google fournit les moteurs de calculs et SiFive se charge des cœurs de processeurs X280. L’objectif est de pouvoir interagir avec un TPU de manière simple en intégrant un accélérateur dans un système basé sur une puce RISC-V.

RISC-V au niveau des Data Centers 

Arm a peut être négligé l’effet que les ISA open source pourraient avoir sur leur existence. Ils avaient récemment révélé l’arrivée de Neoverse V2, leur architecture de base. Chris Bergey, DG de la section Infrastructure d’Arm disait : « Nous ne considérons pas RISC-V comme une menace effective dans le marché des Data Centers. Ils sont plus appropriés pour les applications de niche. »

O’Donnell rappelle cependant que rien n’empêche RISC-V de pouvoir s’introduire et succéder au niveau des data centers. RISC-V tient déjà un avantage par rapport à Arm, notamment en termes de coûts de construction. RISC-V est nettement moins cher qu’Arm, surtout pour les types standardisés tels que les processeurs intégrés. Enfin, les applications embarquées sont une potentielle porte d’entrée dans les data centers pour RISC-V.

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