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Ce Rubik’s Cube en hydrogel va révolutionner le stockage de données

Des chercheurs américains et chinois se sont inspirés du célèbre Rubik’s Cube afin de créer un cube de blocs d’hydrogel coloré. Celui-ci pourrait révolutionner le stockage de données…

Dans les années 1980, alors qu’il était en soirée, Jonathan Sessler se voit confier un Rubik’s Cube. Le jeune homme, qui deviendrait plus tard professeur de chimie à l’Université du Texas d’Austin, utilise alors les mathématiques pour trouver les différentes séries de rotations permettant de réarranger les patterns de couleurs du casse-tête de façon contrôlée.

En une vingtaine de minutes, il parvient à résoudre le puzzle. C’est loin d’égaler le record établi par une IA qui a fini le Rubik’s Cube en moins d’une seconde, mais cela reste  » socialement acceptable  » selon les propres dires de l’intéressé.

Une trentaine d’années plus tard, ce souvenir aura inspiré Sessler alors qu’il cherchait de nouvelles façons d’encoder les informations dans les objets physiques aux côtés de chercheurs américains et chinois. À la manière des codes QR, qui consistent à stocker les informations sur des surfaces de pixels noirs et blancs en 2D, les scientifiques ont eu l’idée d’encoder les données sur patterns de couleurs en trois dimensions pour une densité de stockage accrue.

En effet, les mathématiciens estiment qu’il existe environ 43 quintillions (43 fois 10 puissance 18) configurations uniques pour le Rubik’s Cube. Il est donc théoriquement possible d’y stocker de larges quantités de données.

Un Rubik’s Cube reprenant le principe des Codes QR pour le stockage de données

Les chercheurs ont alors conçu un cube semblable à un Rubik’s Cube à l’aide de blocs d’hydrogels colorés à l’aide d’une nouvelle catégorie de points fluorescents inventés par Ben Zhong Tang, chimiste de l’Université de Science et de Technologie de Hong Kong. Les différentes lignes et colonnes peuvent être manipulées afin de changer les patterns de couleurs sur les six faces du cube.

Grâce à l’hydrogel auto-soignant dont ils sont composés, les blocs peuvent absorber de l’eau et former de nouveaux liens chimiques lorsque les précédents sont rompus. Contrairement au Rubik’s Cube, il est donc possible de changer les patterns de couleurs de ce cube à volonté en tournant simplement les blocs. Les interactions entre les blocs peuvent être manipulées librement, puis la structure se fige au bout de 24 heures.

Plusieurs améliorations sont nécessaires, mais cette innovation pourrait bientôt être utilisée pour le stockage de données. Ainsi, votre PC du futur pourrait être équipé d’un Rubik’s Cube en hydrogel fluorescent à la place de son SSD. Plutôt classe, non ? D’autres cas usages sont aussi envisagés, comme des capteurs portables permettant de surveiller les changements chimiques de patients tels que les diabétiques…

1 commentaire

  1. Bonjour,
    je voudrais modérer l’enthousiasme de cet article: 43.10^18 configurations ça semble beaucoup, mais il ne faut pas oublier qu’avec 16 bits (2 octets) on compte déjà jusqu’à 65536… De la même manière, on compte jusqu’à 43.10^18 avec… 66 bits !

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