Le stockage des données dans l'ADN des plantes

Grow Your Own Cloud ou le stockage de données dans l’ADN des plantes

Grow Your Own Cloud (GYOC) réinvente le Cloud en stockant les données à la manière de la nature, dans l’ADN des plantes. L’initiative vise à créer un nouveau type de Cloud, organique plutôt que silicium et émettant de l’oxygène plutôt que du CO2.

Un jardin de données novateur

Ce système de stockage implique une science des données ADN de pointe, une technologie qui a le potentiel de stocker toutes les données du monde dans seulement 1 kg d’ADN. La dernière mise en œuvre du projet est un Data Garden novateur, un nouveau type d’infrastructure de données qui favorise l’unification entre les personnes, les écosystèmes et la technologie. L’installation comporte des plantes codées avec des données. Le processus d’encodage consiste à convertir des données numériques telles que du texte, des JPEG et des MP3 en un format biologique, l’ADN, en utilisant ACGT plutôt que binaire. Au sein de l’installation, l’ADN des plantes est décodé en temps réel grâce aux dernières technologies de séquençage génétique, et affiché dans l’espace, révélant des messages cachés. 

Travaillant avec la nature pour atténuer la menace du « réchauffement des données », le Data Garden invite à découvrir une nouvelle matérialité autour des données, à explorer un monde dans lequel le stockage de données est vraiment vert. Ce dernier existe en tant que ressource publique accessible et partageable au sein des communautés. Le Data Garden est un organisme construit qui combine non seulement des éléments biologiques et technologiques, mais produit un environnement immersif et en constante évolution, dans lequel humains et non humains apprennent, évoluent et grandissent.

Créer un écosystème de données de plantes autosuffisant

Le stockage des données dans l'ADN des plantes

Ce type de Data Center basé sur les plantes permet à des organismes de différents types de prospérer, en alliant les principes de travail avec la nature et les données, pour créer un écosystème de données de plantes autosuffisant. Le projet a été initié par Monika Seyfried est chercheuse au Copenhagen Institute of Interaction Design avec une formation en art, photographie et cinéma avec Cyrus Clarke. Ce dernier est un concepteur et un technologue spéculatif qui est généralement en train d’explorer les futurs. Leur travail s’engage à l’intersection des technologies émergentes, des médias numériques et de l’environnement naturel. 

Leur passion est de créer des expériences immersives, des mondes de réalité mixte qui mélangent le numérique et le physique, en travaillant avec un état d’esprit spéculatif. Leurs sujets de recherche actuels sont l’avenir de l’énergie de fusion nucléaire, la blockchain dans l’éducation et l’éthique dans la conception. Il y a aussi le stockage de données à base de plantes à travers le projet Grow Your Own Cloud. Ce dernier vise à une prise de conscience sur l’impact environnemental du Cloud et du stockage des données. Le stockage des données est néfaste pour la planète. Les deux chercheurs ont donc cherché à transformer ce système polluant en un processus qui absorbe les carbones. Et la plante s’est présentée comme une évidence. 

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