Non, le Bitcoin n'est pas anonyme : cette jeune étudiante de 27 ans le prouve pour de bon

Non, le Bitcoin n’est pas anonyme : cette jeune étudiante de 27 ans le prouve pour de bon

Bitcoin est présenté par ses adeptes comme une monnaie numérique anonyme et sécurisée. Toutefois, les recherches d’une jeune étudiante de 27 ans a changé le paradigme des cryptomonnaies en prouvant que l’anonymat du Bitcoin n’est pas absolu.

Bitcoin n’est pas anonymes : les réseaux de transaction et les identités révélées

Sarah Meiklejohn, un professeur en cryptographie et en sécurité à l’University College de Londres (UCL), s’est penché sur l’anonymat du Bitcoin durant ses études à l’Université de Californie à San Diego. 

En 2013, ses travaux de recherche affirment que l’anonymat du Bitcoin n’est pas absolu. En réalité, la  cryptographie de la blockchain qui sous-tend cette monnaie numérique se révèle en fait être un registre transparent

Pour ces recherches, Meiklejohn et son équipe déclarent avoir effectué d’innombrables transactions en crypto. Chacune a été soigneusement enregistrée et analysée. Elle s’est concentrée sur les transactions à entrées multiples.

En identifiant les adresses de change, elle a réussi à développer une méthodologie permettant de relier les adresses de portefeuilles Bitcoin à des identités uniques. Ce processus appelé « clustering » a permis de regrouper les transactions Bitcoin.

Quelques années auparavant, les adeptes du Bitcoin considéraient ce genre de processus comme impossible, la crypto étant pour eux anonyme. Cette approche développée par Meiklejohn (qui avait 27 ans à l’époque) a éliminé la couche d’anonymat de Bitcoin, révélant les réseaux de transaction et les identités.

Transformer les enquêtes sur la cybercriminalité et au-delà

Avec sa méthodologie, Meiklejohn a découvert comment d’importantes sommes de bitcoins se déplaçaient entre les adresses de portefeuille. Ce qui a révélé les liens entre les utilisateurs et les services, y compris ceux utilisés pour des activités illégales.

Cette technique unique d’analyse de la blockchain a montré que les transactions peuvent être retracées même si les adresses étaient pseudonymisées. La méthodologie est détaillée dans le rapport de recherche de Meiklejohn intitulé « A Fistful of Bitcoins: Characterizing Payments Among Men With No Names ».

Non, le Bitcoin n'est pas anonyme : cette jeune étudiante de 27 ans le prouve pour de bon

Les recherches de Meiklejohn ont marqué le début d’une nouvelle ère judiciaire, notamment dans la lutte contre cybercriminalité, dans laquelle les transactions numériques peuvent être retracées jusqu’à de vraies personnes. 

Sa méthode a notamment joué un rôle crucial dans le démantèlement des principaux marchés illicites (drogues, armes, exploitation sexuelles des enfants…) sur le Dark Web. Sarah Meiklejohn a changé le paradigme des cryptomonnaies en prouvant que Bitcoin n’est pas anonyme.

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1 commentaires

1 commentaire

  1. Je n’ai jamais considéré le bitcoin comme Anonyme en ce qui me concerne.
    Il y a « bubblemaps.io » ( un exemple parmi tant d’autres) qui permet de tracer les portefeuilles,d’en faire une arborescence et de faire un historique de l’évolution dont vous pouvez voir quelques exemples sur twitter.
    On rajoute que les banques en Europe ( ailleurs aussi je pense ) ont l’obligation d’identifier les psan et de les déclarer.
    Peut être que Sarah MEIKLEJOHN a peaufiné le système,peut être pas car une entreprise crypto a déjà pigé le concept bien avant elle.

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