ENISA

Panorama des acteurs de la cybersécurité : ENISA

Garantir un protocole de cybersécurité efficace pour l’Europe, tel est l’objectif de l’Agence européenne pour la cybersécurité (ENISA). Ses missions sont très diversifiées, et couvrent tous les aspects de la sécurité informatique. L’ENISA est alors une aubaine pour tous, surtout avec l’évolution de l’ère du numérique.

La haute technologie ne cesse de développer. Des spécialistes lancent des innovations chaque jour. Malheureusement, les hackers perfectionnent aussi leurs techniques de piratage. Et une cyberattaque peut avoir des conséquences économiques, politiques, et financières considérables. Conscient de cette situation, l’Europe a instauré l’ENISA. Cette agence est le bouclier efficace contre les cybercriminels.

ENISA : ses origines

L’Agence européenne pour la cybersécurité a été créée le 10 mars 2004. Elle a ensuite été un élément fondamental de la haute technologie après le règlement de l’UE concernant la cybersécurité. Actuellement, cette institution se base à Héraklion, en Grèce.

Pour atteindre son objectif, l’ENISA s’appuie sur des missions diversifiées, ainsi qu’une organisation efficace. Ses zones d’actions se concentrent surtout en Europe, mais peuvent s’étendre à travers la planète.

Une nouvelle ère pour la sécurité

La pandémie du COVID-19 a impacté la sécurité informatique européenne. Les menaces planent constamment au-dessus des États. De plus, la crise russo-ukrainienne a aussi ouvert la voie à plusieurs formes de cyberattaque. L’ENISA est alors le pilier pour défendre l’Europe face à ces cyberattaques. Cette agence se focalise actuellement sur des stratégies efficaces pour améliorer la cybersécurité de l’Europe.

2022, une année difficile pour l’ENISA

Les cybercriminels ont multiplié leurs attaques en 2022. Zero-day, ransomwares, cyberattaques supply chain, désinformations de masses, etc. L’ENISA devait réagir pour repousser ces hackers. En effet, une simple intrusion pourrait bouleverser l’équilibre de l’Europe, et du monde entier. En tout 70 groupes de pirates informatiques sont les présumés coupables de ces campagnes de hacking.

« La crise russo-ukrainienne a défini une nouvelle ère pour la cyberguerre et le hacktivisme, son rôle et son impact sur les conflits. Les États et les autres cyberopérations s’adapteront très probablement à ce nouvel état des lieux et profiteront des nouveautés et des défis apportés par cette guerre » extrait du rapport de l’ENISA en 2022.

Selon l’ENISA, les hackers se concentrent sur la désinformation. C’est devenu l’outil de référence durant les cyberguerres. Cette stratégie a même été utilisée avant les attaques physiques.

Mais les pirates informatiques ne s’arrêtent pas là. Les cyberattaques supply chain ont aussi été nombreuses durant cette année. Et les conséquences sont dévastatrices. 60 % des victimes des attaques ransomwares ont cédé aux demandes de rançon des hackers. C’est une perte considérable, qui atteint la barre des millions d’euros.

Et le secteur public n’a pas été épargné par les pirates informatiques. Plusieurs incidents ont été récence, et tous les domaines sont touchés.

“ Le secteur de l’administration publique a été celui qui a enregistré le plus grand nombre d’incidents en termes d’impact social, qui concernaient dans la plupart des cas soit la perturbation des services, soit des violations de données personnelles”

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Focus sur les missions de l’ENISA

L’ENISA est composé de plusieurs spécialistes, même si les experts en cybersécurité sont les membres prépondérants. Ces experts ont des fonctions différentes. Mais pour faciliter les collaborations internes et externes, l’ENISA se concentre sur 5 missions principales.

Élaboration d’une politique de cybersécurité

En plus des spécialistes en cybersécurité, plusieurs services vont collaborer pour établir une politique de sécurité pratique. C’est ici que l’ENISA intervient. L’agence recense tous les besoins, les champs d’action, et les stratégies en place. Ce groupe spécialiste établit ensuite un protocole à partir de ces données. Et pour atteindre une efficacité optimale, la politique de cybersécurité sera intégrée à toutes les échelles de l’Union européenne.

Responsabilisation des communautés

L’ENISA est la passerelle entre les services de cybersécurité des États membres de l’UE, des institutions, et des différentes agences. L’objectif est de lancer des efforts communs, tout en garantissant la participation des parties prenantes. Cette approche synergique permet d’utiliser toutes les compétences, ainsi que les ressources disponibles. Avec l’ENISA, tous les États peuvent contribuer au renforcement de la sécurité informatique européenne.

Et pour assurer la valorisation de chaque membre, l’ENISA a créé une carte institutionnelle. Cette dernière permet d’identifier tous les membres. C’est aussi une occasion pour garantir leur promotion au sein de l’UE.

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Coopération opérationnelle

Les cyberattaques dernier cri peuvent toucher toutes les institutions. Des PME, aux centres de données de l’État, en passant par les entreprises multinationales ; nul ne sera épargné. De plus, ces attaques informatiques peuvent s’étendre au-delà de la frontière européenne.

Une coopération entre les parties prenantes permet de prévenir ces cyberattaques. L’ENISA assure ainsi la mise en place des actions synergiques. Et l’Agence se focalise sur plusieurs approches. Pour commencer, elle élabore des stratégies qui tiennent compte des compétences de tous les membres. L’Agence dirige ensuite les opérations. L’ENISA s’occupe aussi des plans techniques, et de la communication entre les acteurs.

Formation et sensibilisation

Le renforcement des compétences est la clé pour lutter contre les cyberattaques. Sans cette stratégie, tous les utilisateurs sont susceptibles d’une cyberattaque. L’Union européenne, à travers l’ENISA, investit alors un fonds considérable dans les formations en cybersécurité. Les bénéficiaires sont les États membres, ainsi que les différentes communautés œuvrant dans la cybersécurité.

Fiabilité des solutions numériques

Plusieurs objets connectés et appareils numériques inondent le marché européen. La majorité représente une véritable innovation pour le continent. Cependant, certains comportent des risques pour les utilisateurs. L’ENISA évalue alors la fiabilité de ces solutions numériques à travers cette mission.

Les rôles de l’ENISA

Les fonctions de l’ENISA tournent autour de la sécurité informatique. L’Agence accompagne alors les États membres et les entités collaboratives dans l’amélioration de leurs protocoles de sécurité. Conseils, assistances, ou autres, ces bénéficiaires auront les recommandations nécessaires pour atteindre cet objectif.

Par ailleurs, l’ENISA analyse les données relatives aux cyberattaques en Europe. Cette fonction a pour but d’évaluer les cybermenaces à l’avenir.

Pour renforcer les compétences des partenaires, l’Agence garantit aussi la promotion des méthodes de gestion de risque. De ce fait, tout le monde est capable de riposter en cas d’attaques informatiques.

En outre, l’Agence assure les partenariats entre le secteur public et les entreprises spécialisées. Cette approche est la plus efficace pour rassembler tous les spécialistes en cybersécurité.

Enfin, l’ENISA élabore les normes en termes de cybersécurité. Les produits, les services, les réseaux, et l’information doivent respecter ces recommandations.

L’organisation de l’ENISA

Un directeur exécutif est à la tête de l’ENISA. Ce spécialiste est le représentant légal de l’Agence à travers la planète. Ses missions consistent aussi à gérer l’administration quotidienne, ainsi que les ressources.

L’ENISA possède un secrétariat, qui assiste les comités dans plusieurs missions. Ce professionnel s’occupe de la mise à jour des bases de données et de la communication des informations. Par ailleurs, le secrétariat assure aussi l’efficacité des procédures d’enregistrement et d’évaluation.

Le conseil d’administration figure dans l’organisation de l’ENISA. Les réunions des membres aboutissent à la définition du budget et du programme de travail. Le conseil d’administration présente le rapport général lors de la réunion annuelle.

Le comité des États membres est le dernier pilier de l’ENISA. Ces membres discutent des projets proposés par les spécialistes en cybersécurité de l’Agence. Par ailleurs, ce comité peut aussi suggérer des recommandations en fonction de la situation.

Cyber Europe : le scénario d’exercice phare de l’ENISA en 2024

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Pour renforcer les compétences des membres, l’ENISA envisage de lancer un scénario d’exercice particulier l’année prochaine. C’est le Cyber Europe 2024. Des spécialistes de la cybersécurité vont assister à cet évènement. Pour cette 7e édition, le scénario d’exercice se concentrera sur des cyberattaques à travers l’UE. Les cibles seront des secteurs diversifiés, avec des données sensibles.

Les séries d’exercices du Cyber Europe 2024 contribuent à améliorer les méthodes de prévention contre les cyberattaques. Chaque participant doit donner le meilleur de lui-même pour atteindre cet objectif. En plus des bénéfices pour l’Europe, cet évènement est une occasion pour développer ses compétences en cybersécurité.

En premier lieu, le Cyber Europe 2024 permet de créer des procédures de gestion de crise en cas de cyberattaque. Cette approche améliore les capacités de riposte pour limiter les dégâts. Ensuite, cet évènement favorise la collaboration entre les États membres. C’est aussi la stratégie de référence pour lutter contre les cyberattaques les plus sophistiquées.

Un scénario susceptible de se produire à l’avenir

Même si les possibilités sont minimes, le scénario du Cyber Europe 2024 figure parmi les menaces de l’ère du numérique. Le secteur de l’énergie sera la cible durant cet évènement. C’est un des piliers de l’économie européenne. De plus, c’est une des cibles de prédilection pour créer une crise géopolitique.

L’UE s’appuie sur ses infrastructures énergétiques pour développer sa croissance économique. Ce domaine assura aussi la stabilité entre les États membres. Certaines organisations lancent des campagnes de propagande incitant des attaques contre ce secteur clé. L’objectif est simple : basculer le pouvoir vers les entités politiques contre l’UE. En visant le secteur de l’énergie, les hackers peuvent créer un effet domino. Ce scénario résume parfaitement une des conséquences les plus graves d’une cyberattaque massive.

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