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Stockage des données de santé chez Microsoft : pourquoi c’est un gros problème ?

La CNIL a donné le feu vert à Microsoft. Désormais, l’entreprise de Bill Gates peut stocker les données de santé des Français sur leurs data centers. Mais cette situation a lancé un bras de fer entre le géant américain, et les sociétés spécialisées dans le Cloud.

La sécurité des données avant tout. Cet engagement a peut-être poussé la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) à prendre une décision radicale. Depuis le 31 janvier 2024, Microsoft est la référence pour héberger les données de santé des Français. L’entreprise s’associe avec le Health Data Hub. Pourtant, cette avancée ne passe pas auprès de tous.

Microsoft, une entreprise peu qualifiée dans ce domaine ?

Les entreprises qui hébergent les données de santé des Français doivent respecter des normes bien précises. Le visa SecNumCloud est un incontournable pour exercer dans ce milieu. Ce critère prend en compte le niveau de protection fourni par l’entreprise. Après des évaluations drastiques, l’ANSSI délivre ce visa à la société concernée.

C’est ici que le problème se pose. Microsoft n’a pas encore eu son visa SecNumCloud. Par contre, la CNIL a quand même donné la licence d’hébergement au géant américain.

Cette annonce divise les entreprises œuvrant dans ce milieu. Leviia a été la première société à s’exprimer sur le sujet. Elle qualifie cette approche comme une « décision grave ». On attend toujours la réaction des autres firmes.

Pourquoi négliger les entreprises françaises ?

« Ce que nous pouvons dire et dire avec gravité : c’est que la France n’est pas capable d’héberger ses propres données de santé. Et nous parlons bien de la France, car il s’agit là de données gérées par le GIP PDS, le groupement d’intérêt public plateforme des données de santé, sous la direction du ministère des Solidarités et de la Santé » William Méauzoone, confondateur de Leviia.

Cette déclaration résume parfaitement la situation. En effet, les entreprises œuvrant dans le stockage des données de santé ne comprennent pas la décision de la CNIL. Et les dirigeants français n’ont pas mâché leurs mots.

« Cela souligne une lacune énorme dans la planification et la coordination des ressources nationales pour répondre à un défi éminemment important » William Méauzoone.

De son côté, la CNIL a voulu se justifier. Cette décision se basait sur une consultation, et « aucun prestataire français ne propose d’offres d’hébergement répondant aux exigences techniques et fonctionnelles »

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