dsi directeur des services informatiques

DSI définition : qu’est-ce qu’un Directeur des Services Informatiques

Le DSI, ou Directeur des Services Informatiques / Directeur des Systèmes d’Information (CIO en anglais) est la personne chargée de gérer l’unité informatique au sein d’une entreprise. Découvrez tout ce que vous devez savoir au sujet de ce métier : rôle, compétences nécessaires, opportunités d’embauche, salaire…

L’informatique prend de plus en plus d’importance dans les entreprises, notamment avec l’essor du tout connecté et des entreprises Data-Driven. Dans ce contexte, il est essentiel pour les organisations de confier la responsabilité de leurs services informatiques à un expert extrêmement qualifié. Ce rôle, c’est celui du Directeur des Services Informatiques.

Au sein d’une entreprise, le Directeur du Service Informatique (ou CIO en anglais) est le responsable de l’unité informatique. C’est à lui de proposer de solutions informatiques afin de soutenir les objectifs de l’entreprise et de résoudre les différents problèmes.

Qu’est-ce qu’un Directeur des Systèmes Informatiques ?

Le métier de Directeur des Systèmes Informatiques est apparu dans les années 1980. A l’origine, ce technicien hautement qualifié avait pour mission de superviser les ressources et les équipes du département informatique.

Cependant, au fil des décennies suivantes, le rôle des DSI a beaucoup évolué. Ils sont devenus des partenaires stratégiques à part entière, collaborant quotidiennement avec les autres cadres. De nos jours, les PDG comptent sur les DSI pour diriger l’innovation et trouver de nouvelles idées pour générer des revenus.

Dans beaucoup d’entreprises, le DSI mène l’exécution des initiatives de transformation numérique. or, ces initiatives souvent centrées autour de l’amélioration de l’expérience client occupent désormais une place centrale voire vitale.

Le DSI examine notamment la façon dont l’entreprise peut utiliser la technologie pour surpasser ses concurrents. Bien souvent, pour y parvenir, il développe une plateforme numérique et adapte le mode opératoire de l’organisation.

Le Directeur des Systèmes Informatiques doit aussi être doté de compétences en leadership et en collaboration, et notamment une forte intelligence émotionnelle. Ainsi, le DSI doit être à la fois un vendeur, un communiquant et un influenceur.

Quel est le rôle du DSI ?

Bien évidemment, le DSI est avant tout un expert en informatique. Il maîtrise parfaitement l’environnement informatique de son entreprise, et doit le connaitre comme sa poche. Ainsi, lorsque de nouvelles technologies voient le jour, il est en mesure de faire évoluer cet environnement.

Par le passé, dans les années 1980, son rôle était d’ailleurs principalement technique. Toutefois avec l’essor du stockage, de la transmission et de l’analyse de données, le Directeur du Service Informatique est aussi devenu un responsable important des objectifs stratégiques de l’entreprise.

Aujourd’hui, il est aussi un manager dont le rôle est de gérer l’équipe d’informaticiens de l’entreprise. Il est également chargé de recruter de nouveaux informaticiens. Cependant, en fonction de la taille de l’entreprise (et de l’importance du service informatique), le DSI peut diriger une grande équipe d’employés ou au contraire œuvrer seul.

Bien souvent, au quotidien, il délègue la supervision de l’exploitation des opérations informatiques à un assistant technologique. Selon un sondage publié par Gartner en 2015, près de la moitié des DSI dans le monde entier s’appuient sur un COO (Chief Operating Officer) pour remplir cette fonction.

Le Directeur des Systèmes d’Information doit aussi gérer les ressources matérielles, définir les budgets, et élaborer la stratégie informatique. En tant que responsable de la division informatique, il participe aux comités de direction de l’entreprise. C’est à lui de sensibiliser les cadres de direction (mais aussi les employés) à la valeur ajoutée des systèmes informatiques ainsi qu’aux risques éventuels qu’ils représentent pour l’entreprise.

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DSI et Big Data

Partout dans le monde, et en France particulièrement, les DSI se tournent de plus en plus vers le Big Data. Une tendance qui s’accentue depuis 2016, selon le Baromètre de la transformation digitale JDN / Club Décision DSI / IT Research. Ainsi, les DSI français étaient 23% à avoir lancé ou finalisé un déploiement Big Data en 2016 contre 12% en 2015.

De plus, 54% envisageaient de planifier le lancement d’un projet Big Data. En 2017, ils étaient 80% selon une autre étude menée par Talend.

Un peu plus de la moitié des participants au sondage du Baromètre considéraient aussi que les plateformes de Cloud étaient désormais suffisamment matures pour supporter une plateforme Big Data, et un quart avait déjà mis en place des solutions analytiques sur le nuage.

Il convient cependant de souligner que le Big Data n’est plus considéré comme inextricable du DSI. Désormais, l’analyse de données concerne aussi la direction générale et les employés qui peuvent y accéder grâce aux outils self-service.

Selon une étude menée par PAC pour Qlik auprès de 129 professionnels, la DSI n’a plus un rôle aussi primordial dans l’initiation de projets Big Data. Ce phénomène serait lié à la déception engendrée par la vague de grands projets BI qui ne correspondaient finalement pas aux besoins des utilisateurs.

Les responsables informatiques, eux-mêmes, sont près d’un tiers à reconnaître ne plus être incontournables pour les projets liés aux données. Une autre étude, menée par PAC pour Syntec Numérique, révélait que 79% des entreprises françaises ont déjà mené des projets de valorisation de données sans intervention de la DSI. Malgré tout, 41% des participants estiment que la DSI reste un ” partenaire privilégié “.

Dans 51% des entreprises interrogées par PAC, les directions générales sont à l’initiative des projets Big Data. Cependant, cette autonomie est généralement le fruit d’un succès de la DSI ayant mis en place des plateformes de Business Intelligence en self-service.

Néanmoins, si l’organisation de la donnée et la gestion de sa qualité sont accessibles à tous, la gouvernance des données reste centralisée au niveau de la DSI dans 38% des cas. Dans 16% des cas, ce sont les directions métier qui s’en chargent. Et dans 22% des entreprises, la DSI et les métiers se partagent cette tâche.

Fédérer les poches informatiques autonomes (Shadow IT)

Dans la nouvelle ère informatique, le DSI n’est plus le seul décideur. Selon Gartner, plus de 50 % des dépenses informatiques sont réalisés en dehors des directions IT. Cette perte de contrôle sur les budgets et sur les projets foisonnants modifient le rôle du directeur des SI. Auparavant, il luttait contre le Shadow IT. Aujourd’hui, ce phénomène a pris une telle importance qu’il doit fédérer l’ensemble des systèmes et des logiciels. L’objectif, c’est de ne pas perdre le contrôle et conserver la main sur la sécurité ainsi que sur les dépenses de maintenance. Le DSI doit donc miser sur une stratégie informatique poussée dans laquelle les différentes solutions installées s’imbriquent logiquement. Un défi conséquent.

Quelles sont les compétences nécessaires pour devenir DSI ?

Pour mener à bien ses missions, ce directeur doit bénéficier d’une expertise infaillible dans le domaine de l’informatique. Il doit maîtriser les différents langages informatiques, les systèmes d’exploitation et les un grand nombre de logiciels.

Il doit être un bon manager, capable de gérer ses troupes et d’assurer la communication entre le service informatique et le reste de l’entreprise. C’est une personne organisée et rigoureuse, mais aussi un créatif capable de déterminer les solutions adaptées pour répondre aux problèmes que rencontre l’entreprise et pour stimuler sa croissance.

Le DSI devient un expert de la maîtrise des coûts. Il communique en direct avec le comité d’entreprise pour s’assurer que les systèmes respectent les marqueurs de performance clé. Cela permet d’établir le rapport “qualité-prix” des solutions IT employées.

Quelles différences entre DSI et CTO (Directeur des Nouvelles Technologies) ?

Le rôle de CTO (Chief Technology Officer) ou Directeur des Nouvelles Technologies présente des similitudes avec celui de DSI. Certaines entreprises emploient l’un ou l’autre, ou les deux en fonction de leur culture organisationnelle.

Au sein de certaines entreprises, leurs rôles sont en tous points similaires. Dans certains cas, le CTO se focalise davantage sur les produits externes. C’est particulièrement le cas dans les entreprises spécialisées dans la technologie.

Les rôles de ces deux métiers varient fortement d’une entreprise à l’autre. Le CIO peut être chargé d’identifier comment exploiter la technologie pour l’entreprise, en l’optimisant et en offrant aux employés des outils permettant d’accroître leur productivité. De son côté, le CTO cherche à commercialiser et à monétiser cette technologie.

DSI vs Directeur du Numérique ou CDO (Chief Digital Officer)

Depuis plusieurs années, le métier de Chief Digital Officer (CDO) prend son envol. Loin de chevaucher celui de CIO, ce rôle vient le compléter. Ensemble, ces deux métiers peuvent développer une meilleure expérience client.

Le CDO a pour rôle d’initier, d’accompagner et de renforcer la transformation numérique et digitale de l’entreprise. C’est lui qui définit et pilote la stratégie digitale de l’entreprise, afin d’intégrer de nouvelles technologies de communication aux outils et méthodes existants.

À l’heure du ” tout numérique “, le CDO est rapidement devenu indispensable en entreprise. Pour cause, la définition et la mise en oeuvre d’une stratégie globale de transformation numérique sont nécessaires.

DSI : un métier fermé aux femmes ?

Selon une étude menée en 2019 par Korn Ferry, moins d’un poste de DSI sur cinq est occupé par une femme. Pour remédier à cette inégalité, les entreprises doivent aller au-delà des mesures traditionnelles pour stimuler la diversité.

Il est nécessaire de changer la vision du leadership, de nommer davantage de leaders non-techniques au poste de DS, et de mettre fin à la succession linéaire. Certaines organisations comme Cisco, General Electric, l’université de Harvard, Caesar’s Entertainement et Petco ont nommé au poste de DSI des femmes issues de secteurs divers comme la finance, le marketing ou la logistique.

Comment devenir DSI ? Quelles sont les formations à suivre ?

Pour devenir Directeur de Services Informatiques, il est recommandé d’obtenir un diplôme dans une école d’ingénieurs. Il est aussi possible d’accéder à ce métier avec un diplôme universitaire en informatique.

Cependant, n’espérez pas devenir DSI directement après vos études. Il s’agit d’un métier réservé aux profils seniors expérimentés ayant travaillé dans différents domaines et différentes entreprises.

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Quelles sont les entreprises qui recrutent les DSI ?

Presque toutes les entreprises ont aujourd’hui besoin d’un DSI. L’informatique est omniprésente dans tous les domaines, et joue un rôle déterminant pour les entreprises. Un Directeur des Systèmes d’Information qualifié pourra donc trouver du travail dans une entreprise du domaine de son choix.

Quel est le salaire d’un DSI ?

En moyenne, un Directeur des services informatiques touche entre 70 000 et 150 000 euros bruts par an. Toutefois, ce salaire varie en fonction de la taille de l’entreprise et de sa situation géographique. Il dépend aussi de ses années d’expérience.

En ce qui concerne le budget informatique accordé au Directeur du service informatique, bien souvent, il est calculé en pourcentage du chiffre d’affaires de l’entreprise. Ce pourcentage varie également en fonction du secteur de l’entreprise et de sa dépendance à la technologie. Selon le rapport Gartner Benchmark Analytics « IT Key Metrics Data 2014 », il va de 1 % dans les secteurs de la construction, des matériaux et des sources naturelles à 6,7% dans les secteurs de l’édition de logiciels et des services internet.

Du même coup, les responsables informatiques doivent évaluer l’envergure financière d’un projet IT tout en s’assurant qu’il remplira pleinement son office. Leurs connaissances techniques et l’expérience accumulée facilitent les prises de décision. La vision stratégique intègre donc les problématiques budgétaires. Toutefois, ils doivent également anticiper les risques afin d’éviter les piratages et les blocages systèmes. Dès lors, la prise en compte du RGPD devient essentiel pour ce rôle particulièrement sollicité dans le cadre de la transformation numérique en cours.

Le DSI et le Cloud Computing

L’influence du Cloud Computing sur l’industrie informatique ne cesse de s’accroître. Sur la seule année 2019, à l’échelle mondiale, les entreprises ont dépensé 107 milliards de dollars. Ceci représente une hausse de 37% par rapport à l’année précédente.

La plupart des plus grandes entreprises et startups en vogue utilisent le Cloud : des serveurs distants accessibles via internet pour stocker, gérer et traiter les données. Ainsi, 81% des entreprises de plus de 1000 employés ont même une stratégie ” multi-plateforme ” et font appel à plusieurs fournisseurs de services Cloud différents. D’ici 2024, ceci devrait concerner plus de 90% des entreprises.

Le rôle de DSI est directement impacté par cet essor. Il évolue désormais pour répondre à une nouvelle demande et des besoins inédits.

En effet, le Cloud Computing est en constante évolution. Le Machine Learning converge avec le Cloud pour donner naissance à une forme de ” nuage intelligent “. De son côté, le DSI doit rester à jour et suivre les évolutions pour choisir les meilleures solutions parmi un choix toujours plus vaste. Il doit prendre les meilleures décisions pour mener à bien la transformation numérique de son organisation.

De même, le Cloud et le mouvement DevOps ont provoqué la convergence du développement logiciel et des opérations informatiques. L’infrastructure et les applications ne sont plus séparées, et le DSI n’a donc plus à superviser des tâches informatiques manuelles.

En conséquence, le CIO d’une entreprise doit développer de nouvelles compétences de gestionnaire et de stratège pour assurer le succès de la transition vers le Cloud. La stratégie doit être efficace en termes de coût et de performances. C’est donc une responsabilité supplémentaire pour le DSI.

En outre, il se doit de devenir encore plus flexible et agile. Les fournisseurs Cloud sont si nombreux que le multicloud est désormais une stratégie clé pour les entreprises. Le DSI doit être capable de choisir les solutions Cloud adéquates parmi tous ces fournisseurs en fonction de leurs avantages. Tous les aspects tels que la sécurité, l’intégration et le coût doivent être pris en considération.

Enfin, au fil des évolutions du Cloud, les organisations seront de plus en plus dépendantes du DSI pour implémenter des solutions utiles à leur transformation numérique. La demande croissante en elle-même va provoquer la multiplication des solutions Cloud, et le choix sera toujours plus complexe. Par conséquent, le CIO devra être à la fois technique et stratégique.

Le DSI et l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle et le Machine Learning transforment d’ores et déjà nos quotidiens. Ces technologies propulsent notamment les assistants vocaux de nos smartphones, les moteurs de recommandation des boutiques e-commerce et plateformes de streaming, ou encore le système de navigation des véhicules autonomes.

En parallèle, l’IA transforme aussi le monde de l’entreprise et notamment le métier de DSI. Ce rôle consistait jadis à créer et maintenir l’infrastructure technologique d’une entreprise. Désormais, il a évolué et consiste davantage à définir la stratégie d’utilisation de la technologie pour le bénéfice de l’entreprise.

Un défi à relever pour le DSI est la peur entourant l’adoption de l’IA et du Machine Learning en entreprise. De nombreuses personnes craignent que ces technologies les remplacent. En réalité, elles permettent de gagner en productivité et de rapprocher l’entreprise de ses objectifs. Le DSI doit explorer les possibilités, et doit aussi communiquer sur ces bienfaits avec les employés et les autres cadres.

Selon une étude menée par le CIO Magazine, près de 90% des entreprises utilisent l’IA et le Machine Learning. Toutefois, 66% se contentent d’effectuer des expériences ou de lancer des projets pilotes autour de ces nouvelles technologies. Ainsi, seuls 23% déclarent utiliser le Machine Learning dans plusieurs parties de leur activité ou dans toute leur entreprise.

La plupart commencent par utiliser l’IA pour interpréter ou organiser les informations. Par la suite, les entreprises utilisent l’IA pour résoudre les problèmes, puis pour les anticiper et les éviter.

Le Directeur des Systèmes Informatiques doit prêter une attention particulière à la qualité des données. Des informations corrompues, obsolètes, redondantes ou simplement erronées peuvent nuire au bon fonctionnement de l’IA et des systèmes Machine Learning. Elles peuvent aussi poser des problèmes en termes de conformité aux lois comme le RGPD européen ou le Consumer Privacy Act californien. Fort heureusement, l’IA peut aussi aider à cette tâche grâce à des solutions intelligentes de gestion de données.

Le Directeur des Systèmes Informatiques à l’heure du COVID-19

À l’heure du COVID-19, le directeur des systèmes informatiques joue un rôle clé dans l’entreprise. Pour permettre le télétravail, il se charge de fournir des outils dématérialisés aux collaborateurs et de leur apprendre à les utiliser.

Ainsi, l’achat d’ordinateurs fixes fait maintenant partie du passé. Les collaborateurs sont principalement équipés de PC portables, afin de gagner en mobilité. Les dépenses en forfaits de données mobiles et le débit de connexion ont été multipliés par trois en seulement un an.

De même, les entreprises organisent par ailleurs 17 fois plus de réunions en visio-conférence qu’avant la crise du COVID-19. Elles utilisent aussi de nombreux outils d’échange en ligne et autres logiciels de messageries.

La responsabilité du DSI durant cette pandémie est aussi de fluidifier le partage d’informations avec les tiers : clients, fournisseurs…

Par exemple, au sein du réseau d’établissements d’enseignement supérieur Collège de Paris, la Direction des Systèmes Informatiques a accompagné les 8000 étudiants et 1200 formateurs déployés sur toute la France.

Afin de leur permettre de gagner en autonomie et d’économiser du temps, la DSI a automatisé autant de processus que possible. La signature électronique a par exemple été automatisée.

Toutefois, quel que soit le secteur d’activité, les nouvelles solutions déployées durant la crise du COVID doivent impérativement faire l’objet de retours d’expérience. Ceci permet d’améliorer continuellement la qualité de service, et les DSI sont unanimes sur ce point.

Outre la technologie, la collaboration à distance repose aussi sur une culture d’entreprise et sur une capacité à diffuser les données. Les DSI sont donc contraints d’effectuer un management de proximité. Cette tâche peut s’avérer chronophage, mais elle est indispensable pour intégrer en urgence les processus de collaboration à distance.

En parallèle, les conditions de travail du DSI sont également transformées. Le travail à distance est entré dans les moeurs. Désormais, le présentiel n’est plus un impératif. Comme nombre de métiers, le Directeur des Systèmes Informatiques est à présent autorisé à travailler depuis n’importe où. La distance physique qui le sépare de son entreprise n’a plus de réelle importance.

Comment le rôle de DSI évolue en 2020

Le métier va continuer à évoluer au cours des années 2020. Les DSl sont désormais des dirigeants d’unités dédiées aux activités numérique, ou développent l’infrastructure permettant à leurs entreprises d’accélérer leur migration vers les environnements Cloud hybrides et les nouveaux modèles d’exploitation.

L’innovation numérique occupe désormais une place centrale dans ce métier. Le DSI aide l’entreprise à devenir data-driven. Il doit comprendre comment exploiter les nouvelles technologies numériques de manière économique, et comprendre comment ces technologies peuvent offrir de nouvelles opportunités de revenus et accélérer la croissance de l’entreprise.

Par ailleurs, de plus en plus de DSI sont chargés de prendre des décisions. Pour cause, l’informatique est impliqué dans la gestion et l’implémentation des changements.

Dans les années 2020, les DSI seront davantage impliqués dans la gestion des Ressources Humaines. Ils collaborent avec les DRH pour améliorer l’expérience des employés, au même titre que l’expérience client. Leur nouvelle mission est aussi d’identifier qui doit être recruté pour répondre aux besoins de l’entreprise.

Le futur du métier de DSI

Au fil des années à venir, le métier de DSI va connaître de nombreuses transformations. De plus en plus de Directeurs des Systèmes Informatiques ont une double casquette. Par exemple, le DSI de Dunkin Brands occupe aussi le rôle de directeur stratégique. Celui de Bayer Crop Science officie aussi en tant que directeur de la transformation numérique.

Dans le futur, les technologies comme l’IA, le Machine Learning et la RPA (automatisation robotisée des processus) vont également bouleverser le monde de l’entreprise. Les DSI ne feront pas exceptions. Grâce à l’automatisation, les experts pourront se focaliser sur l’interprétation de données, la communication et la collaboration plutôt que sur la technologie en elle-même. Le Cloud Computing et les solutions SaaS vont eux aussi permettre aux équipes IT de se concentrer sur la collaboration.

Un DSI moderne doit être capable de mener à bien la transformation numérique de l’entreprise. Il doit travailler avec les cadres de l’entreprise pour définir les objectifs de cette transformation, instaurer une discipline numérique dans toute l’organisation, accroître l’efficacité opérationnelle, et se focaliser sur l’engagement des clients. Selon une étude menée par le MIT-CISR, les DSI correspondant à ces critères apportent 24% de rentabilité supplémentaire à leurs entreprises par rapport à leurs concurrents.

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