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Filtre anti-arnaque : comment Macron va protéger les Français du phishing ? Tout savoir

Afin de lutter contre le phishing et les escroqueries sur le web, le gouvernement français vient de dévoiler son projet de filtre antiarnaques. Une mesure suffisante face au fléau de la cybercriminalité ? Découvrez tout ce que vous devez savoir !

Les arnaques sur le web ne cessent d'augmenter en France, et les escrocs redoublent d'inventivité pour piéger les internautes innocents.

Par exemple, le faux SMS d'amende impayée ANTAI a trompé de nombreux Français au cours des dernières semaines. Il en va de même pour l'arnaque PayPal qui sévit sur LeBonCoin, Marketplace ou Vinted.

Un gang a aussi fait de nombreuses victimes avec l'arnaque au CPF. On peut aussi mentionner les traquenards basés sur la carte Vitale, la retraite, les impôts ou le contrat téléphonique.

En bref : tous les sujets d'actualité sont propices à la confection d'une nouvelle entourloupe de phishing ou hameçonnage.

Afin de mettre un terme à ce grave problème des temps modernes, le gouvernement vient de dévoiler un projet de « filtre national de cybersécurité grand public ». Cet outil aura pour but de dissuader les internautes de cliquer sur des liens frauduleux.

Cette initiative avait déjà été présentée par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle de 2022, puis évoquée fin février 2023 sur le plateau de Franceinfo par le ministre délégué chargé du Numérique Jean-Noël Barrot. À présent, Elizabeth Borne vient de le confirmer lors de la présentation de sa feuille de route sur les « 100 jours ».

L'avant-projet de loi sera présenté au Parlement dans les prochaines semaines, mais plusieurs médias ont pu le consulter et révèlent quelques détails.

À quoi sert le filtre anti-arnaque ? Comment ça marche ?

Comment l'expliquait Jean-Noël Barrot, le filtre anti-arnaques aura pour but d'avertir « préventivement l'internaute, ou l'usager, lorsqu'il s'apprête à se diriger vers un site qui a été identifié comme un site à arnaques ».

Chaque fois qu'un Français reçoit un SMS l'invitant à cliquer sur un lien frauduleux et qu'il commet l'erreur de le faire, il recevra automatiquement un message lui indiquant que le site est identifié comme diffuseur d'arnaque.

Le but sera de dissuader et d'alerter, mais l'internaute sera libre de choisir d'ignorer l'avertissement et de poursuivre sa navigation à ses risques et périls.

Pour que ce filtre fonctionne correctement, les opérateurs télécoms devront se prêter au jeu en créant une liste rouge de sites frauduleux.

Cette liste regroupera les sites permettant l'usurpation d'identité, la collecte de données personnelles, les arnaques au paiement et autres formes d'escroquerie.

Les infractions seront constatées par une autorité administrative, mais celle-ci n'a pas encore été définie.

Par la suite, une fois la liste établie, les navigateurs web et navigateurs d'applications devront empêcher l'accès aux adresses. Le gouvernement prévoit pour l'instant un blocage d'un minimum de sept jours qui sera maintenu jusqu'à résolution du problème.

L'éditeur du site recevra un courrier l'informant de la décision. Il aura la possibilité de contester auprès d'une personne qualifiée au sein de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep).

À l'origine, le filtre anti-arnaques avait été annoncé comme une extension optionnelle pour les navigateurs web tels que Chrome, Edge et Firefox. Son but était de filtrer les sites web selon leur dangerosité potentielle et d'avertir les internautes sur les menaces.

Le projet a beaucoup évolué depuis lors, grâce au travail d'une task force mise en place par le Gouvernement pour travailler sur l'aspect technique.

Date de lancement : premier pendant la Coupe du monde de rugby

Lors de son allocution du mercredi 26 avril 2023, la Première ministre Elizabeth Borne a présenté un aperçu de la future loi visant à assurer « l'ordre public dans l'espace numérique ».

Le texte est en cours d'examen devant le Conseil d'État, et pourrait être présenté en Conseil des ministres dès le début mai 2023.

Le filtre anti-arnaques sera d'abord lancé de façon expérimentale en marge de la Coupe du monde de rugby. Cet événement se tiendra en France du 8 septembre au 28 octobre 2023.

Par la suite, le dispositif sera généralisé pour les Jeux olympiques de Paris 2024. On peut en effet s'attendre à ce que les cyber-arnaqueurs se déchaînent pendant ce grand rendez-vous mondial…

Cet outil va venir compléter l'arsenal de cyber-protection des Français, aux côtés du Cyberscore dont le lancement est prévu pour la fin 2023.

Pour rappel, cet indicateur allant du vert au rouge permettra aux internautes de savoir si les données personnelles ou données de paiement déposées sur un site sont sécurisées. Consultez notre article sur le sujet à cette adresse.

À l'heure actuelle, vous pouvez déjà vous rendre sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr en cas d'escroquerie en ligne et effectuer un signalement sur internet-signalement.gouv.fr.

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